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Commentaire de morice

sur La Tournée des Idoles au Zénith avec « Âge tendre et têtes de bois »


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morice morice 8 novembre 2007 23:51

Ah le coup de « n’en dégouttez pas les autres » : et d’avoir eu 20 ans de musique en radio avec Europe1 et RTL qui ne débitait que le robinet à variétoche, ça s’appelle comment, à votre avis ? je n’ai pas demandé moi d’avoir Richard Anthony chez mon coiffeur. Je l’aie eu. Depuis, j’ai une sainte horreur des coiffeurs. Anthony ça traumatise : on attend toujours que le train arrive... On m’a IMPOSE cette musique débilitante, comme le dit Pie 3,14, qui n’était qu’un ersatz. Dans les années 80, une bonne chanson française les a chassés. J’en ai parlé sur les ondes et les ai soutenus (n’est ce pas Louis Chedid, le père de l’autre ?, et des gens comme Thiefaine ou Sarcloret, formidable, ou Lafaille, extrêmement touchant) . On ne les a plus vus, les variéteux. Ringardisés par des chanteurs 10 000 fois plus intelligents qu’eux. Ils se sont recyclés chez Albator ou dans la « comédie musicale » (l’ineffable François Valery, auteur de musiques de films pornos). Enfin, m’étais-je dis, enfin débarrassé de ces foireux ! Bing ! dans les années 90 et 2000, les trentenaires en mal d’enfance redécouvrent Chantal Goya, (et Albator) dans un milieu interlope on adule Michèle Torr, pourquoi je ne sais pas (s’habiller en mec pour chanter sans doute). Et les voilà qui reviennent tous pour la tournée Gériatrique Circus. Au secours ! Ah oui, j’oubliais. Dans le lot, je n’ai rencontré qu’un intellectuel. Vous n’allez pas me croire, mais il s’appelle Herbert Leonard. Le seul qui sache écrire un livre dans toute l’équipe. A vous de trouver dans quel domaine il est devenu une sommité pendant que les autres végétaient sur leur gloire passée et leur jeunesse perdue. De l’oseille, enfin, j’en ai davantage que Topalov, voilà qui ne vous rassure pas.

J’ajoute que leur retour a replongé les autres dans l’ombre , pour des raisons simples : un vieux variéteux vient avec sa bande enregistrée, c’st du play back (Goya, la reine du genre, n’a jamais de SA VIE chanté en direct), les autres avaient des musiciens. Trop cher en 2000, vus que les radios entre temps ne passent que de l’anglo-saxon. Je leur en veut aujourd’hui pour ça : pas pour leur bedaine et leur allure de beauf, mais pour éclipser une génération bien plus talentueuse que la leur, d’auteurs-compositeurs.


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