@Forest ent
« une flambée des prix Dans tout l’occident » : au risque là encore de me répéter, NON.
Sur 159 aires urbaines anglo-saxones de 800 000 habitants et plus, aux USA, Canada, Irlande, UK, NZ, 42 (toutes soit aux USA, soit au canada, où l’urbanisme est une compétence locale) n’ont pas connu ce doublement. Et sur ces 42 cités, environ 3 sur 5 sont des cités dynamiques et en forte, voire très forte expansion. Ces villes ont connu les mêmes conditions macro-économiques très favorables à la demande ces 10-12 dernières années. Et pourtant les prix y ont monté 5 fois moins vite qu’ailleurs. déterminant commun : Ces villes ont des réglementations foncières qui ont pour but de garantir un excès de foncier constructible par rapport à la demande en toute circonstance.
En Allemagne, en Belgique, malgré une densité moyenne supérieure, on n’observe pas les mêmes augmentations. La aussi, la réglementation favorise la présence de larges quantités de terrain notamment à la périphérie des constructions existantes.
Par contre, la grande bretagne, l’Irlande, une quinzaine de gros états US, quelques grandes cités canadiennes, les principales provinces d’Australie et la Nouvelle Zélande ont des réglementations de type restrictif, comme la France (parfois bien plus dures que les notres, comme en Californie ou en Grande Bretagne). Résultat, des prix qui s’emballent quand la demande est boostée par le contexte macro économique.
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En soi, c’est une très bonne nouvelle : cela veut dire qu’il n’y a pas de fatalité du logement cher quand la demande est très solvable. Trouver le déterminant qui rend certaines villes peu chères malgré leur forte expansion permet de se poser la question : « et si on faisait pareil chez nous » ?