Tskvi,
Surprenant les réactions violentes déchaînées dès qu’on touche à la langue française (et encore ce n’est même pas la langue mais l’orthographe). « Un signe par syllabe » c’est la définition de l’écriture syllabique. Le fait qu’on puisse utiliser deux signes pour une syllabe, par défaut, ne change rien à l’affaire. « Les systèmes syllabiques recourent à DEUX signes pour écrire les syllabes pour lesquelles il n’existe pas de signe », vous le dites d’ailleurs vous même, cela reste des exceptions. Quelle pendule n’est pas à l’heure ?
« Il n’existe pas d’écriture sémantique ». En voilà une nouvelle : deux grands groupes d’écriture I) écritures de type phonologique (alphabétiques, syllabiques),II) écritures sémantiques (chinoises, hiéroglyphiques, cunéiformes). Vous pouvez contester tout cela mais c’est ce qui est admis en linguistique. Quelle pendule n’est pas à l’heure ?
« En résumé : vous n’y connaissez rien. » Je vous conseille de relire une fable de La Fontaine tirée d’Esope : la besace. C’est plein d’enseignements ces vieilles fables.
Sortons maintenant de l’objectivité pour ce récital de subjectivité que vous nous jouez ensuite. Les enseignants sont illettrés, dites-vous, cela va leur faire plaisir, à n’en pas douter, quant aux étudiants il n’apprennent rien par conséquent... Ensuite, il vous faudra déterminer ce qu’est le niveau éducatif si ce n’est pas, comme vous nous dites : « le nombre d’années passées à user ses fonds de culottes pour ne rien apprendre » (c’est connu d’ailleurs, il n’y a rien d’autre que le français qu’on puisse apprendre). Le niveau éducatif pourrait être uniquement, selon vous, le niveau d’orthographe ou de grammaire. On s’interroge, vous n’êtes pas très clair, il faudrait développer. Parlez-en toutefois au Ministère de l’Education Nationale, cela leur ouvrira des perspectives. Et pour finir, le bouquet : Un festival d’erreurs et de fautes de raisonnement : « L’orthographe, elle, a-t-elle changé ? NON ! ». Mais si elle change l’orthographe, régulièrement après les séances de l’Académie. Renseignez-vous un peu. J’ai cité l’exemple de « nénuphar » dans l’article (avez-vous lu jusqu’au bout ?)
« Si la faute d’orthographe se généralise c’est qu’elle n’était pas si générale ». Alors là, je dis bravo à un tel esprit de synthèse et j’y vois même là un apport considérable à la logique depuis Aristote et les stoïciens. Est-il besoin de commenter ce morceau d’anthologie ? Votre consternant raisonnement consiste dont à dire : puisque les Français faisaient moins de fautes avant, il n’y a pas de raison pour qu’ils en fassent davantage maintenant, puisque, selon vous, l’orthographe n’a pas changé. Et vous concluez, après cette remarquable démonstration : « Tout ce qui s’ensuit est par là invalidé ». Enfin je terminerai cette réponse en citant un esprit brillant, le vôtre, tout en rendant ainsi hommage à tout votre commentaire : « j’y connais rien, j’y pige que pouic, mais j’en cause ».
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