• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de Gazi BORAT

sur L'islam de lumière et l'islam de l'obscurité


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Gazi BORAT 25 décembre 2007 17:22

@ marsupilami

Concernant les analyses historicistes des religions, il en existe une concernant le boudhisme.. et que Celestin Bouglé, qui s’était intéressé àla société de castes en Inde :

http://classiques.uqac.ca/classiques/bougle_celestin/essai_regime_des_caste s/essai_regime_intro_1.html

avait effleuré : le bouddhisme aurait été une tentative de réforme de l’hindouisme visant à modifier la hiérarchie des castes dans l’hindouisme et à améliorer la position de celle des kshatriyas (« guerriers ») à laquelle appartenait Cakkya Mouni..

Quant au christianisme, on peut aussi voir dans son apparition et son succès d’une part une tentative de réforme (ratée) des institutions juives de l’époque en Palestine et d’autre part, comme Friedrisch Engels en fit l’analyse, la nécessité « révolutionnaire » de dépasser le mode de production esclavagiste et de passer à un autre modèle de rapports économiques..

Jesus Christ reste, pour les Juifs, un parmi tant d’autres dans la liste des « faux messies » mais qui connut meilleure fortune que, par exemple Shabbataï Zevi,

http://kabbale.hermesia.org/article.php?sid=138

http://en.wikipedia.org/wiki/Sabbatai_Zevi

qui faillit revivre une « passion » similaire dans l’Empire Ottoman.. mais évit le martyre par une conversion de façade..

Et le message, me direz-vous, contenu dans ces différentes religions ? Celui-ci évolue comme vous l’avez fait remarquer et s’adapte, comme les insitutions qui parfois le portent aux nécessités du temps..

Le catholicisme a pour lui l’Eglise et une direction centrale qui lui assurent, non sans débats internes, une certane cohérence..

Le judaïsme, lui, après avoir hésité entre l’assimilation quasi totale que pônaient les « maskilim » radicaux, a réussi à créer une certaine unitéautour d’un discours nationaliste à aspects soit socialistes (pour les kibboutzim), soit religieux

..L’Islam, acéphale, est à la merci du premier aspirant au califat, usant de charisme ou disposant d’une manne financière, sachant que la légitimité de son leadership lui sera toujours contestée, le dernier calife légitime ayant rompu la « rihla » (chaîne) et n’ayant pas désigné son successeur..

Je reste cependant toujours étonné de la résistance des monothéismes au progrès.. ceux-ci peut-être restent-ils nécessaires à une bonne part de l’humanité..

gAZi bORAt


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès