@aurelien
Bon commentaire, tout à fait d’accord sur les "dogmes" scientifiques.
En fait, deviennent des dogmes des théories qui font consensus.
Il ne s’agit pas d’une croyance comme dans le cas des religions, mais d’une certitude de détenir la vérité ou ce qui s’en approche le plus, attitude qui trouve sa justification dans un ensemble de travaux réalisés plus ou moins rigoureusement par des scientifiques éminents.
A ce stade, la contradiction et l’émergence de nouvelles idées qui sont susceptibles de remettre en cause le "dogme" deviennent difficile.
Les personnes qui les disséminent sont bien souvent ceux qui ont eu à subir ce même dogmatisme. Il existe un corporatisme scientifique, comme dans tous les métiers. Et il arrive que certains aient plus de difficultés que d’autres à tolérer des idées provenant de gens moins spécialisés qu’eux ou des idées différentes contredisant le consensus.
En fait, il s’agit d’un caractère humain, certainement exacerbé par la conscience de certains scientifiques d’être au-dessus des autres d’être "initiés". Il s’agit bien d’un caractère humain que l’on peut retrouver chez des non scientifiques, mais qui agissent dans un domaine particulier (mode, art, ...).
Ceci dit, c’est aussi une façon de limiter les délires. Il y a donc des avantages et des défauts, comme dans tout processus humain. Celui qui sort des sentiers battus a intérêt à produire vite des résultats tangibles.
Concernant les "vérités" scientifiques, existent-elles seulement ? Des lois que l’on pensait universelles sont parfois invalidées à des échelles différentes (infiniment grand ou infiniment petit). Les lois établies sont donc vraies dans un certain contexte ou certaines théories et peuvent s’avérer fausses ailleurs.
"Etre scientifique n’est pas gage d’être un humain totalement "accompli" : évidemment.
Etre scientifique, c’est appliquer une certaine démarche et faire preuve d’une rigueur intellectuelle et ce n’est pas suffisant pour être un être accompli.
Concernant la remarque sur les matérialises "jusqu’auboutistes", il ne s’agit plus de science, mais de l’usage de ces sciences (technologies, manipulations bilogiques, etc).
Il s’agit plus de sujets sociétaux ou philosophiques.
Cela est donc un peu hors sujet, le fond de l’article de marsu étant d’une autre nature.