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Commentaire de 5A3N5D

sur La France au bout de quel tuyau ?


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5A3N5D 15 février 2008 20:23

"Quant à la non participation de GDF à South Stream et son échec, j’avoue que je ne comprends pas trop : n’auriez-vous pas confondu plutôt avec Nabucco ?"

Non ,rassurez-vous, je ne fais pas la confusion. Le problème est simple à mon sens : à supposer que GDF s’implique dans le projet South Stream, cette "petite" société ne fera jamais le poids face à Gazprom. La politique du géant russe de l’énergie est bien évidemment de phagocyter les sociétés étrangères (comme elle a voulu le faire avec les compagnies serbes ou bulgares) et aussi de saborder le projet Nabucco, plus profitable à l’UE.

"Et enfin, attention vous semblez confondre South Stream et North Stream qui, il est vrai, irrite au plus haut point les Pays Baltes et la Pologne (ainsi que les pays scandinaves mais pour d’autres raisons) par le fait que le nouveau réseau les évite soigneusement. D’où leur volonté de contraindre la Russie à adopter un projet terrestre surnommé AMBRE pour capter une partie du trajet (ce dont fit part le nouveau Premier Ministre Polonais Tusk lors de sa récente venue à Moscou)."

Je ne fais pas la confusion non plus, mais il me semble que vous oubliez la stratégie russe : jamais le Kremlin ne pardonnera à la Pologne d’avoir accepté l’installation de missiles US sur son territoire. Pour les Pays-Baltes, depuis l’éclatement du bloc soviétique, les relations sont encore plus mauvaises, puisque les populations russes sont très importantes dans ces pays et souvent rejetées. Le Belarus a envisagé, il y a deux ou trois ans, de s’approvisionner directement chez Chavez si la Russie maintenait ses prix élevés sur le gaz. Inutile de revenir sur le chantage exercé sur l’Ukraine. Ces deux pays sont néanmoins pieds et poings liés face à une Russie désireuse de leur fournir du gaz au prix du marché mondial, et non selon des tarifs "préférentiels". Ni l’Ukraine ni le Belarus, ne peuvent se permettre d’acheter du gaz au cours mondial sans obérer durablement leur économie.

Le contournement de la Pologne et de l’Ukraine, que ce soit par le nord ou le sud, est loin d’être anodin.

Enfin, Gazprom a évidemment tout intérêt à saborder le projet Nabucco, en essayent de racheter des petites compagnies comme celle de la Bulgarie ou de la Serbie et de les intégrer au projet South Stream de préférence au projet Nabucco.


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