[A Esperantulo]
Je lit votre long commentaire avec plaisir... Je vous renvoit à mon post précédant, mais j’ajoute ceci en réponse à votre intervention : les individus en Europe sont rarement polyglottes, certes, en raison de la localisation géographique des langues régionales. Mais les migrations et la géographie urbaine poussent de plus en plus au mélange.
Quant aux tentatives de créer des langues véhiculaires : le swahili est un vrai succès en Tanzanie, ou il a su remplir son rôle dans la création d’une identité nationale. Son succès (dans d’autres versions) auprès des populations du Kenya, Uganda, Rwanda, ou Congo est aussi un signe de succès. Et qui sait, avec le rejet progressif du francais au Rwanda et au Burundi, et avec l’accession du Swahili au statut de langue officielle de la Commuauté des Etat d’Afrique de l’Est, les choses pourraient bien encore progresser. L’exemple de l’Hindi est aussi encourageant.
Mais je vous accorde qu’il est très hasardeux de penser décider par le haut de quelle langue deviendra véhiculaire...
Pour ce qui est de l’équilibre psychologique des enfants, je vous donne mon opnion, qui me vient surtout d’observation in situ : l’équilibre psychologique ne dépends pas du nombre de langues ave lequel l’enfant doit jongler, mais de la place de ces langues dans son espace social, et de leur statut. Je vous donne un exemple : j’ai vu un enfant de 2 ans parlant Zulu atteindre le même niveau en Sotho en l’espace de six moix, après avoir déménager et s’^tre retrouvé dans un environement 50/50. Quelques mois après, il maitrisait aussi bien le Tsonga, qui est présent dans la famille mais moins souvent utilisé. Cela s’explique par une exposition dans le foyer, avec ses camarades (même ne parlant que Zulu, il jouait avec des gosses parlant Sotho), ou avec les responsables de sa crèche... Soit par des processus "socialement naturel", si l’on peut dire un chose comme ca. Si être bilingue veut dire ne parler une des deux langues qu’à la maison, en affrontant le regard négatif du reste du monde à l’extérieur, l’équilibre psychologique n’est sans doute pas garanti de la même manière...