A Esperantulo
Non, il ne s’agit pas de cela. D’une part, la distinction langue/dialecte n’a pas de fondement linguistique. Il s’agit d’une différence de prestige. Comme dit une formule célèbre : "un standard est un dialecte qui a bien tourné".
Mais en l’occurence, si j’accepterai que les trois langues Sotho soit réduite à une (les différences sont surtout orthographiques, un peu léxicales), on ne peut pas réduire le Swazi, le Ndebele, ou les autres à des dialectes. Si vous prenez un Swazi d’une campagne du Swaziland et un Ndebele du Nord de l’Afrique du Sud, ce sera comme avoir un portugais parlant à un francais. Or on ne contestera pas que le Portugais et le Francais sont suffisament éloignés pour ne pas être considérés comme des dialectes de la même langue.
Même en réduisant le Sotho de 3 à 1, on trouve toujours a Soweto des locuteurs de 1à ou 12 langues différentes. Mais s’il parle vraiment chacune de ces langues, le locuteur ne maitrise les versions standards académiques que de 4 ou 5. Certain de mes participants ont ainsi été à l’école dans 6 langues différentes au cours de leur scolarité (jusqu’au bac).
Mais la situation n’est pas envisageable come telle en Europe en effet. Car on ne connait pas d’endroits où se mélangent complètement les communautés linguistiques de ctte facon. C’est une explication historique et sociologique qui permet de comprendre comment l’imbrication géographique et sociale crée l’imbrication linguistique. C’est aussi une question de coutume de considérer chaque langue, et pas seulement celle d’un groupe dominant.
Il ne faut pas imaginer qu’on pourrait dire "non ils parlent pas dix langues, c’est juste qui savent un peu de ch’ti, un peu de picard, un peu de normand, etc... On parle de langue à part entière 