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Commentaire de Zenobia

sur Élysée : une surveillance accrue de la blogosphère ?


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Zenobia Zenobia 24 mars 2008 06:45

A propos,

et même si ce n’est pas vraiment le sujet ici, mais certains blogs informatifs, tout à fait recommandables évoquent un nouveau dérapage de notre Basileus Sarko Ier..

 

Après le "casse-toi...etc... devenu mémorable

voici le "Retourne faire du ski"....

Le 18 mars, Sarkosy se rendait sur un lieu symbolique de la Résistance, au plateau des Glières (Haute-Savoie), pour un de ces hommages dont il raffole. Après son silence assourdissant pendant les municipales, c’était dit, l’homme avait changé (eh oui, encore une fois). Pas si sûr.

Présent sur les lieux, Vincent Corbaux, enseignant retraité (et abonné de longue date à Politis), souhaitait alerter le président sur la diminution drastique des postes dans l’Education nationale en Haute-Savoie à la rentrée prochaine. On le voit sur la photo qui illustre cet article, tirée du reportage diffusé par France 2 au 20 heures du 18 mars, disponible directement en cliquant ici :

http://jt.france2.fr/20h/index-fr.php?jt=1&start=430#

Rien de bien scandaleux sur ces images, si ce n’est la volte-face présidentielle devant les sujets qui fâchent. Mais, selon le témoignage de l’ex-enseignant, Nicolas Sarkozy aurait fini par lâcher « très très bas » à l’inopportun gâcheur d’opération de com’ un élégant « Retourne faire du ski »... Voici le récit de Vincent Corbaux sur cette journée mouvementée :

"Le 18 mars, journée commémorative, sur le plateau des Glières. J’y étais. De nombreux gendarmes aussi. Le « fan club » du président, une vingtaine de personnes, y était aussi. Le plateau est sous un brouillard épais. Deux jeunes filles sont assises dans la neige, juste derrière moi. Brusquement, un mouvement de gendarmes rompt le silence. Ils entourent les deux jeunes filles. L’une d’elles tient dans les bras une banderole pliée.

« Donnez-moi la banderole »
« - Non, c’est la mienne »
« Vous n’avez pas le droit ici ! »
« - Et la liberté d’expression ? »
« Qu’est-ce qui est marqué dessus ? »
« La liberté en danger »
Un gendarme lui arrache des mains.
Contrôle des papiers… Fouille… sac à dos… pique-nique, ouf, il n’y a pas de couteau !
« Vous n’avez pas le droit d’être ici, partez ! »
« - On veut voir le président »
« Non, vous devez partir »
Dans l’assistance, seule une femme a le courage de prendre leur défense. es jeunes filles seront embarquées, malgré tout. Avec les compliments des supporters sarkozystes....

Le fan club : « A ton âge je travaillais ! », « Qu’est ce que tu fous là ? », « Encore un soixante-huitarde »… J’en passe…
Trois à quatre gendarmes traînent les deux filles dans la neige… Je ne les ai pas revues, les « résistantes ». Je m’étais tu. Je voulais sortir, au bon moment, mon affichette cachée sous mon anorak. Un policier en civil vient me voir mais il ne trouve rien à redire. Me voilà devant le président. Je lui parle des deux filles.
« Ce n’est pas gentil ce qu’ils ont fait », me répond-il, méprisant et ironique, sans me regarder.
« - Demandez aux gendarmes de leur rendre leur banderole »
Pas de réponse.
Après être parvenu à me présenter devant lui une deuxième fois, je lui parle des suppressions de postes dans l’Education nationale…
La réponse fuse, discrète, presque à voix basse mais bien réelle : « Retourne faire du ski ! »"

Vincent Corbaux, choqué par cette journée à l’ambiance « très particulière », ne s’est toujours pas remis du traitement réservé aux deux jeunes filles, et du comportement du président. « J’ai senti une tension, pas de la haine, mais une tension très forte, un mépris très fort du président qui ne m’a jamais regardé. Il a été d’un mépris absolu par rapport au message que j’essayais de faire passer, de façon calme et totalement pacifique. »

Source : http://www.pour-politis.org/spip.php?article521

 

Mais voilà la réaction policée de l’Elysée :

Le site internet de VSD a repris cette info. Le journaliste de France 2, auteur du reportage ne se souvient pas avoir entendu ces mots. Quant à l’Elysée, un proche dément que le Président ait prononcé ces mots, mais pense que la phrase vient peut-être du camp des supporters du président.

Tout baigne, accrochons nous mes frères, nousn’en n’avons pas fini avec les humorales de notre petit père de la République !!!

 

Voir sur Vsd.fr


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