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Commentaire de Eloi

sur Corriger la myopie du progressisme économique : contre l'économie de marché ou contre le productivisme ?


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Eloi Eloi 27 mai 2008 09:31

L’homme est un être shizophrène : obligé de participé à la société pour assurer la survie de son individu, il doit satisfaire les deux contraintes :

*sociales : mieux ira la société, plus grande sera sa liberté d’action et meilleure sera sa survie

*individuelles : que son individu se porte le mieux possible et le plus vite possible

Il y a donc deux moyens d’actions :

* actions collectives : améliorer la société pour que, par retour, la survie de l’individu s’améliore. Ce sont des actions à long terme. C’est une sorte de sacrifice de l’individu sur le court terme au profit de la société, pour un meilleur bénéfice à long terme de l’individu.

* actions individuelles : améliorer son train de vie au-delà de la moyenne de la société. C’est une action qui apporte à court terme, et devient très incertaine sur le long terme car elle est génératrice d’inégalités (forcément)

Il convient de noter que chacune de ces actions peut avoir des répercutions positives sur l’avenir de la société :

* soit par volonté consciente (actions sociales), par l’établissment de plans de développement, calculés (si possible) de manière scientifique

* soit en tant que conséquences, par accident (actions individuelles) : c’est à la base du libéralisme : l’individualisme de chacun des membres de la société peut amener (sous réserve de respect des hypothèses libérales) à un optimum global.

Et chaque homme va se placer sur cet axe, entre collectivisme forcené (fourmillière) et ultra-individualisme. Chacune de ces actions est bonne pour l’individu, et potentiellement bonne pour la société (et donc pour l’individu), mais à différentes échelles, ce qui explique que le placement de chacun sur cet axe soit très différent selon la vision de chacun.

L’important n’est pas de choisir le "meilleur positionnement" et de pouvoir juger ceux qui n’y sont pas, voire d’instaurer une société uniquement basée sur un des extrêmes de cet axe, mais bien d’aboutir à une société ou chacun trouve sa place :

* une part de libéralisme pour les joueurs entreprenants prêts à prendre des risques personnels, motivés par la richesse ou la gloire.

* une part d’état, pour les gens moins préoccupés de leur richesse ou gloire personnelle, mais motivés par le progrès collectif

Il convient évidemment de limiter les conséquences des actes de chacun sur la société, pour tenir compte des erreurs :

* limiter le "jeu libéral" au secteur du loisir, pour limiter les erreurs et le risque du "jeu" dans des secteurs où la survie n’intervient pas

* contrôler la cohérence, la faisabilité et le bien-fondé des plans gouvernementaux par le moyen démocratique

Si les termes du contrat sont compris par chacun, alors la société satisfera chacun.


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