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Commentaire de fernandi

sur Culture et démocratie seraient-elles incompatibles ?


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fernandi fernandi 23 juin 2008 03:23

J’affirme : "article de vieux". Livre de vieux. Propos de vieux. L’auteur dénigre France Culture, arte... Il ne retrouve pas SA culture, notre vieux réac est perdu.

Aristote, de son temps, était effrayé par l’ignorance des générations futures. Phénomène de société ? Et oui, je suis désolé de vous apprendre que déjà vous êtes à côté de vos parents, aieux, et à côté d’Aristote et ses potes, de pauvres incultes. Et je suis fier d’appartenir à ce jour à la génération la plus ignare de tous les temps. (âgé de 16 ans).

Ah la belle époque de la culture solide a disparue... Tout fout le camps... Arrêtez c’est trop triste.

Certes la démocratisation de la culture n’est pas au point du tout. Mais la critique de notre bon Camus ne tient pas la route. Premièrement l’élite culturelle n’est pas moins douée aujourd’hui qu’hier (ah si, c’est vrai, elle apprécie Sophie Calle, quelle honte, bande de vieux), deuxièment les masses, bien que très distants de la culture le sont toujours moins qu’il y a 50 ans. La culture n’est pas démocratisée, mais la déculture est une idée de vieux réac, car la démocratisation n’existe que par l’apport de nouveaux moyens de communication, de nouveaux bâtiments... Il n’y a rien qui fut retiré. La démocratisation ne consiste pas en un partage de connaissances, mais en un élargissement du public. La culture n’est pas matérielle. Tu peux en donner à tout le monde, et t’en seras pas moins con. C’est magique.

Le malaise inquiètant est à mon avis c’est la fuite de la reflexion. C’est une question d’époque plus que de démocratisation. A l’heure du capitalisme forcené, on ne réfléchis plus, notre ministre l’a compris. La culture est restée bien au chaud chez l’élite et l’ensemble des francais (et pas que nos purs sang bien aimés de Camus [2]) et l’ensemble des français, donc, a pu en profiter un petit peu plus qu’avant, chacun à sa manière, beaucoup en préfèrant le classicisme, (comme notre bon Camus j’imagine). Le malaise est donc, selon moi, du côté de la reflexion. C’est presque mal vu aujourd’hui. L’université doit être rentable, le secondaire doit permettre un métier,... Le vocabulaire est en nette déperdition, c’est vrai. C’est troublant.

Autre fait, la culture, j’insiste s’installe, je n’en doute pas, se démocratise, apparaît dans de nouvelles classes sociales, mais très inquiétant, l’intêret pour la culture, lui dispaît.

 

Excusez les fautes d’orthographe. On a tous nos faiblesses. Par contre sur la culture, vous m’aurez pas, je connaissais et appréciais Sophie Calle, moi, je suis une pauvre victime de la démocratisation de la culture. Une pauvre victime de la gratuité de l’horrible centre Georges Pompidou, une pauvre victime de l’accessibilité (néologisme ?) d’internet, une pauvre victime de France Culture... Ah mon Dieu.


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