son cheval de bataille consiste à rappeler à quel point le surendettement privé américain (et anglais, comme nous le voyons en ce moment) a été sous-estimé et que cette sous-estimation a conduit à la crise actuelle
"Cheval de bataille" ? Ca me semble de l’ordre du constat. Mais je pense qu’il est encore très sous-estimé. Et surtout qu’il a changé de nature par rapport aux crises précédentes. Aujourd’hui, le risque principal ne me semble pas être la dette elle-même, mais les dérivés de cette dette. En effet, ces dérivés ont un volume beaucoup plus important et sont répartis sur toute la planète. C’est pire qu’une épée de Damoclès. Toute faillite va présenter un risque systémique. Personne ne sait dénouer le noeud gordien.
Paulson a dit qu’il fallait plus de régulation. C’est trop tard. Mais quand on écrivait ça ici il y a un an, on se faisait traiter d’altermondialistes allumés. Or finalement ce sont bien les contribuables qui vont éponger la dette privée, et ça va faire exploser la dette publique. Par exemple, actuellement, Fannie Mae perd un milliard US$ par mois. Or les GSE ont maintenant 70% du marché de la réassurance hypothécaire US ... Concluez ...
Les dicussions sur 60 ou 66% du PIB me semblent donc un peu byzantines aujourd’hui. Mais je vous rejoins sur le fait que ce n’est pas la peine d’ajouter aux problèmes actuels un problème en plus, et j’apprécie le ton modéré sur lequel vous le signalez.