"Emmanuel Todd et Youssef Courbage nous livrent une étude, particulièrement élaborée celle-là, qui permet d’affirmer..."
Ceci n’est qu’une opinion panégyrique, de surcroît tardive...
En voici donc une tout autre, remontant au 26 septembre 2007. Celle de Youssef Aït Akdim, "diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (2007) où il a préparé un master de droit économique". Extraits :
"Tout à leur projet de contredire Huntington, les auteurs font fi des réalités diffusées en boucle par les chaînes satellitaires arabes. Ainsi, de la recrudescence de la violence politique dans la région. Prenons seulement l’exemple irakien, la montée en puissance des terroristes sponsorisés par Al-Qaïda ne serait-il qu’un nuage de fumée ? Non, mais ce sont là des « symptômes classiques d’une désorientation propre aux périodes de transition ». Péremptoires, pareilles affirmations émaillent l’ouvrage à mesure que les auteurs s’écartent de l’analyse brute des données démographiques pour élaborer leur thèse. Et puis, pour les plus sceptiques, on sort des arguments historiques : « La guerre libanaise intervient au moment décisif de la transition démographique du pays », c’est à ce moment-là que les communautés sunnite et chiite entament leur mouvement de convergence vers la modernité démographique atteinte par les chrétiens maronites.
"Sur quoi se basent Youssef Courbage et Emmanuel Todd pour affirmer que « l’intégrisme n’est qu’un aspect transitoire de l’ébranlement de la croyance religieuse dont la fragilité nouvelle induit des comportements de réaffirmation » ? En refusant de voir dans les troubles que vit le Moyen-Orient contemporain, autre chose que des épiphénomènes négligeables à l’échelle de l’histoire, les auteurs du Rendez-vous fleurent bon le déterminisme positiviste. A équidistance des théoriciens du matérialisme historique et des néo-hégéliens qui ont connu leur heure de gloire au début des années 1990, leur thèse reste aérienne."
Le texte intégral sous :
http://www.nonfiction.fr/article-34-anti_huntington.htm