Marc Bruxman,
Voulez-vous dire que vous espérez que de nouveaux besoins seront (encore) créés qui nous rendront encore plus dépendants du monde des machines ?
Depuis que la technique a cédé la place à la technologie, l’homme "moderne" a perdu en autonomie pour gagner en "confort" : j’appelle cela vendre sa liberté.
Vous me rétorquerez peut-être que l’homme a choisi de suivre le progrès. Mais ne s’agit pas d’un choix libre, il s’agit de décisions politiques (et économiques) suivies par des moutons. Une fois que le mal est fait, les pauvres opposants n’ont plus qu’ à ranger leurs banderoles et entrer dans la ronde avec les autres.
De plus, une fois que la société est entrée dans ce "progrès" il est difficile (impossible) de se représenter ce qu’aurait pu donner un autre "choix". Il est donc plus simple d’affirmer qu’il faut suivre tous les progrès disponibles sur le marché plutôt que de s’imaginer faire un vrai choix libre (c’est à dire en conscience et en toute connaissance de cause - ce qui est, soyons honnête, impossible, vu qu’aucun individu sur terre ne peut prétendre connaître toutes les sciences et avoir réfléchi sur toutes leurs implications autant du point de vue de l’humain, que du point de vue de l’économie ou de la nature).
La société actuelle, qui remet son destin dans les mains du progrès, est semblable à un aveugle qui conduirait une voiture avec un GPS non homologué.
Dante,
Je n’ai rien contre la technique. Mais si les révolutions industrielles ont toutes été si encensée, c’est bien parce qu’il y avait à la clef une promesse de libérer l’homme du travail. Or, ça n’a pas été le cas. La technologie ne le libéra pas plus, mais l’enferma dans un mode de vie dans lequel il ne pouvait (ne devait ?) plus maîtriser sa propre vie. La croyance en l’avénement de la toute sainte néotechnologie comme sauveuse de l’humanité est, de même, une erreur. Lisez ce qu’en dit M. Bruxman car il sait, pour le coup, de quoi il retourne : de nouveaux besoins vont être créés ( pas des envies, des désirs : non, des besoins) qu’il vous faudra assouvir pour vous (en les consommant) et pour les autres (en les produisant), ou vous risquez alors de faire partie des exclus de cette nouvelle société.
Je souhaite de tout coeur qu’il reste des hommes (et des femmes) inactifs tant qu’ils le sont par choix pour pouvoir faire autre chose de leur vie. Ceux-là font preuve d’un courage que peu peuvent prétendre égaler. L’acharnement que l’on met à vouloir mettre cette poignée de "renégats" au travail en dit long sur le fantasme, et l’aigreur de notre société à leur égard. Je m’oppose au terme d’"assistés" qu’on leur colle sur le front. Le problème n’est pas dans la psychologie supposée d’une catégorie de personnes, mais dans la dignité humaine que nous nous devons de leur fournir.
Article 25-1 de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen : "Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ..."
Si certains sont assez débrouillards pour voyager avec trois francs six sous, personnellement, ça ne me pose pas de problème (Lerma, )
18/08 12:14 - foufouille
j’ecoute pas ce genre de merde. pas envie de me faire lobotomiser
17/08 21:04 - Jean-paul
barbouse Il n’est jamais trop tard et tu n’as que 34 ans .Ce mois ci quand tu (...)
17/08 20:46 - Jean-paul
barbouse ,excellents commentaires . L’histoire est differentes si tu la lis ou si tu la (...)
17/08 19:52 - foufouille
le RSA un outil formidable...........pour l’esclavage. les hommes ne sont pas des outils (...)
17/08 19:12 - lerma
je vous propose une autre vision du RSA en votant pour la publication de mon article (...)
17/08 11:26 - Mahkno
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