Les fumeurs votent aussi. Mais comme pour les autres minorités, ce sont les majorités qui décident pour eux.
Un argument avancé encore une fois : les enfants.
Finalement, les recettes les plus simples sont encore les meilleures.
Personne ne nie aujourd’hui les dangers du tabac. Personne ne reconnait non plus que les fumeurs actuels sont des victimes des générations précédentes et des hésitations des gouvernants à supprimer la vente des cigarettes. Personne ne veut non plus assumer le coût de leur désintox, qui reste encore aux frais du fumeur.
L’auteur ferait mieux de s’en prendre à ceux qui fourrent des cigarettes aux goûts sucrés dans le bec de leur progéniture au lieu d’emmerder les accrocs qui ne coûtent pas si cher à la sécu car leur retraite sera payée moins longtemps, et leur cancer est une manne dont l’industrie pharmaceutique internationale se réjouit.
Non fumeur, longtemps choqué par l’impolitesse des fumeurs dans les années quatre vingt, je suis aujourd’hui choqué par l’intolérance des "moralisateurs".
Alors, si vraiment la protection de vos enfants passe au dessus de tout, déménagez à la campagne. Mais n’allez pas emmerder le producteur porcin du coin, ou raler sur l’incinérateur local qui vous évite de payer des impots locaux pour remplir la piscine communale...
Seulement voilà. Comme toujours, il est plus facile de taper sur des bouc-émissaires que s’en prendre réellement aux vraies causes de la pollution qui nous fera tous crever avant 120 ans.