L’ENS fait 73 ème avec quelques centaines d’élèves...c’est déjà pas mal...c’est même beaucoup...il y a un problème en France,outre celui du financement, en ce qui concerne la massification de l’université qui n’a pas été opérée efficacement.
De ce classement, je retiens que l’ENS est toujours une machine à sortir des Nobels vu sa taille mais que celle-ci ne permet pas à la France de briller selon les critères de Shangaï...la vraie réforme des universités passe par celle de l’ENS et des grandes écoles (sans oublier les classes préparatoires) plus généralement (les forcer à être de plus grosses structures ? ou bien à s’intégrer aux universités pour leur permettre un plus grand rayonnement ?)
Ensuite, je me rends compte qu’il y a un problème de fond en France que j’appellerai "la crise des élites" et dont l’une des caractéristiques est le repli sur soi (ils veulent être très peu nombreux et ne pas intégrer d’autres milieux sociaux...les élites de la nation sont des enfants d’élites de la nation)...Aucune émulation, ça en devient incestueux...Peut-être, ce phénomène n’est point une caractéristique française mais alors nous ne devrions pas pleurer puisqu’après tout nous ne sommes que 63 millions d’habitants donc un peu moins d’ 1% de la population mondiale...
Enfin, peut-être que la France est incapable de produire davantage d’élites car les étudiants français n’ont pas le niveau...c’est certainement vrai mais c’est dû à l’enseignement dans le primaire et dans le secondaire qui exclut au lieu de repérer des talents certains (les jeunes de banlieue ne sont bons qu’à faire du sport et du rap) et qui a tendance à se disperser (je n’ai toujours pas compris ce brevet "informatique" à la fin de classe de troisième)