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Commentaire de Jack Nico

sur Dans la peau de Claude Askolovitch


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Jack Nico 9 septembre 2008 14:51

LA DISSIMULATION

En 1240, saint Louis provoqua, à Paris, la "grande disputaison" au terme de laquelle le Talmud, parce qu’il fourmillait de passages antichrétiens, fut livré aux flammes. Mais en Pologne au XVIIème siècle, parut une édition du Talmud qui contenait tous les passages antichrétiens prohibés précédemment. Ceux-ci ayant soulevé l’indignation des hébraïsants chrétiens, le synode juif réuni en 1631 en Pologne en prescrivit lui-même le retranchement dans les éditions ultérieures mais en enjoignant de laisser des blancs à la place des passages incriminés et d’y mettre un O, " qui avertira les rabbins et les maîtres d’école d’enseigner ces endroits de vive voix seulement. "

Ailleurs, les expressions ’Gentil’, ’non-juif’, ’étranger’ (goy, eino yehudi, nokhri) furent remplacés par les termes ’idolâtres’, ’païen’ ou même ’Cananéen’, ou ’Samaritain’ pour lesquels il était possible de donner une explication lénifiante et satisfaisante mais que le lecteur juif pouvait aisément reconnaître. Lorsque les attaques redoublaient, la défense devenait plus minutieuse encore. La censure tsariste devenant plus sévère, tous les euphémismes furent considérés pour ce qu’ils étaient en réalité. Sur quoi les autorités rabbiniques substituèrent les termes ’Arabe’ ou ’Musulman’ ou occasionnellement ’Egyptien’ en estimant que les autorités ne soulèveraient aucune objection.

En même temps, des listes manuscrites d’omissions talmudiques furent mises en circulation qui expliquaient les nouveaux termes et mettaient les omissions en évidence. Parfois, un désaveu général était imprimé dans la page de garde de chaque volume de littérature talmudique déclarant solennellement, parfois sous la foi du serment, que les expressions hostiles étaient en fait adressées aux idolâtres de l’Antiquité, ou encore à des peuples depuis longtemps disparus comme les Cananéens et " non aux peuples parmi lesquels nous vivons ". (* Ce genre de serment n’a d’ailleurs aucune valeur pour le juif. Le seul serment qui l’engage étant celui prêté selon le rite rabbiniue, coiffé de la kippa, sans aucune représentation du Christ, sur la Bible hébraïque et en présence d’un rabbin ou d’un juif pieux. Voir la déposition de Joseph G. Burg au procès de Toronto dans R.H.R. n° 5 de novembre 1991 sous le titre "Un juif révisionniste témoigne à Toronto".) Inutile de dire qu’il s’agissait de mensonges flagrants. Après la création de l’Etat d’Israël, dès que les rabbins se sentirent en sécurité, tous les passages agressifs et les expressions injurieuses furent restaurés sans l’ombre d’une hésitation dans les nouvelles éditions.

Ainsi chacun en Israël peut-il facilement prendre connaissance - les enfants l’apprennent à l’école - des passages qui obligent chaque juif passant devant un cimetière chrétien à maudire la mère des défunts.


j’espere t’avoir répondu ô grand inquisiteur Syrius ???


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