@ Tzecoatl, l’idée fausse encore répandue aujourd’hui que la taille du cerveau fait l’intelligence ou augmente ses capacités est une sorte de mythe scientifique.
En effet, la grosseur du cerveau de l’Homme de Néanderthal n’a pas empêché à sa lignée de s’éteindre au bénéfice de l’homme moderne dit "sapiens". Aussi, ce n’est pas la taille du cerveau qui est importante, mais la manière dont il fonctionne, sa plasticité et notamment l’efficacité de son réseau neural.
De même que la taille d’un ordinateur n’est pas un signe de sa performance : il n’y a qu’à juger le développement des premiers ordinateurs tenant dans une salle entière, et les mini-pc portables derniers cris des millions de fois plus rapides.
Enfin, il est clair qu’il ne s’agit pas d’une question autour de l’"âme" des végétaux ou des animaux. Il n’y a pas longtemps les coloniaux religieux débattaient de l’existence de l’âme chez les "sauvages" indiens pour justifier leur exploitation des hommes et de l’environnement. Tout cela fait partie d’un même système de pensée traditionnel et désuet. La question de surconsommation de viande dans les pays occidentaux est une question agronomique, mais aussi d’éthique, et de sensibilisation à la nature.
La société crée des citoyens complètement déresponsabilisés et enfermés dans leur cocon de consommation. Les animaux ne sont plus des animaux mais des outils de production ou d’exploitation, et la viande n’est plus plus de la viande, de la chair animale, mais de simples produits de consommation à cuisiner, quand elle n’est pas déjà toute cuisinée et préparée dans les plats préparés à destination de travailleurs qui n’ont plus le goût, qui ne savent pas, qui ne prennent plus ou qui n’ont même plus le temps de préparer leurs repas.
Aurélien