Comme l’auteur, il me semble aussi que cette réforme va dans le bon sens.
Nous étions quelques un a avoir recommandé en 2007 de favoriser l’augmentation des salaires des jeunes chercheurs plutôt que leur nombre si un choix budgétaire était nécessaire (évidemment l’idéal est aussi une augmentation du nombre de poste, mais la crise économique est là...).
Les conditions de salaires au recrutement des jeunes chercheurs étaient devenues indignes : à peine 2000 euros à bac +10 (en comptant un postdoc de 2 ans), c’était devenu inacceptable. Et la reconnaissance du parcours doctoral comme années de formation professionnelle est un pas en avant. Reste encore à imposer la comptabilisation de ces années de doctorat pour la retraite : on ne peux pas demander aux fururs chercheurs 42-43 ans de cotisations retraite pour une retraite pleine, et ne pas compter ces années de doctorat pour cette retraite (un doctorat ne s’obtenant au mieux que vers 24-25 ans).
La possibilité de créer des chaires d’excellence est aussi un point positif, tant il est devenu difficile de rapatrier nos chercheurs les plus brillants dans les conditions actuelles de la recherche publique. Mais le nombre proposé est dramatiquement insuffisant. 130 chaires, cela correspond à 1-2% des chercheurs... Ce chiffre devrait atteindre 10% pour être efficace.
Etant donné les conditions budgétaires catastrophiques, on peut considérer que la ministre actuelle a fait son travail au mieux, mais on est néanmoins encore loin du compte si l’on souhaite faire de la France un pays un pointe au niveau innovation. Cela requèrerait une volonté politique au plus haut niveau, qui malheureusement n’existe pas actuellement.