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Commentaire de Tyner

sur Sœur Emmanuelle, la sainte rebelle et acharnée


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Tyner 21 octobre 2008 11:51

Cracher sur la thématique de la "sainteté" en tant que telle, c’est n’apporter aucun argumentaire pragmatique (c’est-à-dire politique) sur la place et l’influence de l’Eglise dans la société.

Plus utile aujourd’hui, je crois, est de se demander pourquoi l’Eglise va cannoniser les parents de sainte Thérèse : uniquement pour flatter quelques prières guérisseuses qui leur sont adressées par une minorité et ramener quelques "brebis attirées par des marges" ? C’est, politiquement, un acte à analyser soigneusement.

A l’inverse, que l’Eglise béatifie rapidement, à terme, soeur Emmanuelle, serait un événement apprécié par beaucoup, et au-delà des croyants : le "pourquoi" serait riche en leçons de vie, en amour. Questions :

- Est-ce que cela va se faire ? Certaines de ses prises de position non conformistes vont-elles passer au grill du procès ? Sous quel Pape ? Certains catholiques prieront-ils pour cette éventuelle sainte qui avait estimé que la vie sexuelle des femmes les regarde elles et elles seules ?...

-  Imagine-t-on que, dans 100 ans, on veuille béatifier les parents de Soeur Emmanuelle ?!? [Ce qui se passe actuellement pour sainte Thérèse].


Bref : qui peut douter que la canonisation est un instrument politique de l’Eglise ? Mais la Sainteté est aussi probablement un "moteur" de la foi au niveau strictement individuel [phrase maladroite typique d’un mécréant ! Désolé !]. Je me permets donc une question à ceux qui ont la foi : ceux qui, parmi eux, prient pour soeur Emmanuelle ces jours-ci (ou avant), certains estiment-ils que, une fois celle-ci sainte, leurs prières seraient plus "justifiées" ? plus "ferventes" ? Plus "quoi" ?


 



 
 


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