Pour "mail" je parlais de la prononciation : le prononcer comme "heil Hitler"" ou "Popeye is a sailor man" n’est pas dans nos habitudes qui sont : paille, semailles, déraille, vaille, treille, vieille, etc.
Mais "Mail" prononcé comme "vaille " ou "baille" n’a pas le même sens (d’ailleurs, j’avais beau le savoir depuis longtemps, je n’en ai appris le sens et l’étymologie qu’à l’instant. Béni soit l’internet), d’où l’utilité de garder cette prononciation telle qu’elle est.
"Footing" est plutôt un barbarisme, càd un faux anglicisme que les anglophones n’utilisent même pas.
Distonguons bien le néologisme, ou mot d’auteur, et le barbarisme, ou mot inventé par hasard, ou par un non-auteur, consciemment ou non, comme "espéranteux".
Je ne saurais trop dire si "footing" à ses débuts fut un néologisme ou un barbarisme, mais il semble entré dans la langue, et n’est plus qu’un mot . En revanche, si vous l’utilisez en anglais, c’est un barbarisme.
De toute façon, cette poignée de mots en -ing effectivement passés dans la langue ne confère pas au suffixe -ing une phonétique naturellement de chez nous. D’accord, la GB n’est pas si loin. Je ne milite pas pour nettoyer les dictionnaires, ce serait d’ailleurs impossible, mais à créer des termes, je crois qu’il vaut mieux éviter les -ing et les "Heil", c’est du moins mon avis, dont notre gouvernement se contrefiche !
Question de goût. Mais si l’existence de plusieurs mots français, et spécifiquement français ne confère pas à -ing plus qu’une carte de séjour, qu’est ce qui confère la nationalité d’un préfixe ?
Quant à "Mail" qui est pourtant spécifiquement français dans le sens que nous lui donnons, si vous tenez à le franciser, il se prononcera "meil" (mais on peut garder l’orthographe actuelle, avec notre système étymologique on n’est plus à cela près).
Mais je ne vois pas pourquoi on pourrait barbariser uniquement dans les limites de la phonétique française courante.
Je m’explique : une langue, et notamment son orthographe, son vocabulaire, sa phonétique, c’est un ensemble de normes, de règles, allié à une certaine liberté par rapport à leur respect, qui varie.
Le barbarisme, c’est le mot qui n’existait pas, mais qu’on emploie pour une raison ou pour une autre, et qui peut, ou non, être simple à comprendre. Mais par définition, faire un barbarisme, c’est une question de créativité et d’affranchissement des règles.
Au nom de quoi, lorsque l’on barbarise dans la joie et la bonne humeur, pourrait on se permettre de franchir telle limite, mais pas telle autre ?
Je ne vois pas pourquoi, à supposer que je barbarise un mot, je pourrais malmener l’étymologie ou la renforcer mais pas introduire un son étranger, ou juste une dissonnance. Ce n’est pas cohérent.
Enfin, je souligne que pour pouvoir barbariser, c’est à dire franchir les limites de la langue et inventer des mots, il faut savoir ou les dites limites se situent.
Typhon
10/08 17:54 - floren09
Les journalistes ont parfois bon dos, mais il est vrai que leur syntaxe laisse parfois à (...)
24/10 19:42 - skirlet
Tiens, j’aime les néologismes moi aussi... tels que "Asp Irateur", (...)
21/10 20:24 - borntofrag
Effectivement, une langue est un outil, un outil polyvalent. On peut l’utiliser juste (...)
21/10 18:41 - borntofrag
21/10 18:40 - borntofrag
Bon d’accord, c’est les années 30... M’enfin, même comme ça, votre thèse (...)
21/10 18:38 - borntofrag
on en serait encore à l’époque de Conan le barbare. Les années 50 ? Typhon, qui (...)
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