Qu’est ce que vous voulez. Il faut des dizaines de millions pour faire un vrai beau FLASH !
Pour une image de deux secondes, de cette fille canon qui sirote sous un palmier...C’est dix aller-retour via les Caraïbes pour toute l’équipe, cinq gars, cinq modèles canon, dans le plus bel hotel de l’île pendant quinze jours de boulot intense...Qui c’est-il que tu crois qui payent ? Hein ! à part le gogo.
La seconde suivante, c’est trois jours de PAO dans un labo pour faire briller comme de l’or pur, les cheveux noyés sous les nombreuses couches de cosmétiques qu’il a fallu tuer à la machette des milliers de bébés phoques sans défenses, tranquillement assoupis sur la banquise, pour devenir numéro UN...Est-ce que ça le vaut bien... ?
La seconde suivante, c’est trois jours de casting pour faire passer toutes les plus belles filles de la capitale et sa banlieue, les faire déshabiller pour voir si elles ont LE tatouage bien placé qui fait naitre un marché nouveau...et tomber toutes celles qui n’ont pas été rete-nues dans le filet de pèche des dragueurs obsessionels qui gravitent autour du système bien huilé...
La seconde suivante, c’est déranger une star, anciennement comédienne ou comique, dont la voix est reconnaissable d’entre mille, juste pour lui faire dire...coucou, c’est moi, oui moi. Tu peux m’acheter si tu veux, dans un soupir lascif qui réveille celui qui s’est endormi devant son poste et qui croit en se relevant brutalement que les magasins sont encore ouverts ! Comble de la frustration publicitaire...
Sans compter le fameux yaourt " BIO " dont on pouvait lire sur l’étiquette qu’il n’était pas issu de la filière d’agriculture-élevage bio...mais qui a colonisé les étalages de la super-distribution de mensonges quotidiens.
Non, vous ètes injuste, la pub, c’est un très dur métier !