Oui c’est assez drôle comme texte enfin ça dépend pour qui. Je vis parmi les « Homo-zyva » depuis toujours et j’ai même été un petit peu zyva à une époque mais je ne le suis plus alors c’est peut-être pour ça que je trouve cette caricature plutôt drôle. Mais Monsieur l’auteur votre analyse peut-être parce qu’elle est caricaturale est quelque peu superficielle mais comme vous nous parlez d’une suite j’ose espérer que vous mentionnerez ces éléments manquants dans votre ou vos prochains articles sur « Homo-zyva ».
Vous ne nous parlez pas de la communication au sein de cette espèce. Du très large vocabulaire et des codes de communication qu’ils ont su développer, la langue du zyva est quand même un élément important qui permet de le reconnaître car ne l’oublions pas quand il n’est pas en jogging-baskets-casquette le zyva peut-être facilement confondu avec l’Homo-sapiens du fait de sa ressemblance physique avec celui-ci.
Une autre chose, le mot « zyva » n’est utilisé que par les non-zyva. Eh oui les zyva n’utilisent pas le mot zyva pour dire vas-y mais ils disent tout bêtement vas-y. Cette erreur vient probablement du fait que les non-zyva ne côtoient pas ou à de très rares occasions les zyva et de ce fait on peut voir dans les films faits par des non-zyva des tas d’utilisation d’un vocabulaire et d’un accent qui sont très éloignés de celui des zyva.
Ainsi les non-zyva qui ont parfois plusieurs années de retard sur la réelle évolution des zyva ne savent pas que pour se saluer les zyva disent :
Wech gros bien ou bien.
Ou qu’ils se checkent pour se saluer et que la plupart du temps ils finissent leurs phrases par « frère ».
Ils ne connaissent pas la signification de certains mots comme « dar » ou « leurs », etc...
Mais on peut les comprendre étant donné que les zyva sont en perpétuel changement, les modes passent vite, c’est difficile à suivre de loin.
C’est bien beau de vouloir étudier certaines espèces pour mieux les comprendre mais on ne peut pas parler d’étude scientifique si les scientifiques ne vont pas sur le terrain pour décortiquer tous les éléments qui constituent l’espèce étudiée.
On a tendance à voir la banlieue et ses habitants comme s’il s’agissait d’une autre espèce et de son milieu de vie soit parce qu’ils font peur, soit parce qu’on a pas envie d’en savoir plus car l’idée qu’on s’en fait nous suffit. Alors cette vision réductrice nous donne ce genre de caricature. Bien sûr il y a des choses vraies dans cette description, il faut l’avouer plutôt drôle des jeunes de banlieue. Mais ce qui me dérange c’est que pour beaucoup un jeune de banlieue ça se résume à ça : une caricature alors qu’ils ne sont pas si différents des autres, ils ont juste été parqués dans un environnement entre eux qui ne leur permettait pas de se rapprocher des autres, ce qui a facilité le communautarisme que certains d’entre eux revendiquent aujourd’hui. Moi j’ai eu la chance de pouvoir m’en éloigner un peu après le BAC pendant mes études supérieures et de voir un autre univers, d’autres espèces, ce qui n’a pas toujours été facile mais ça m’a permis d’avoir un peu de recul face à tout ça. Mais cette idée un peu réductrice qu’on a des autres n‘existe pas seulement chez les non-zyva mais aussi chez les zyva malheureusement et souvent quand des zyva rencontrent des non-zyva c’est la clash.
04/03 15:36 - Cauvin
je suis en effet persuadé que ces dessins ne sont que des imitations. il ne s’agit pas (...)
01/03 17:43 - farid
06/12 13:43 - farid
excellent article !!! l’ironie juste et un poil facho(n’y voit rien de péjoratif, (...)
28/11 21:12 - maagic
Excellent pour le style, ce texte me laisse perplexe sur le fond : s’agit-il de dépeindre (...)
27/11 10:16 - Kops
08/11 20:46 - Cauvin
... Le Bobo a défendu le Zyva en zoologiste distingué, protecteur des animaux, et cela, comble (...)
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération