@ VIRGULE
A propos de l’affaire de Chypre :
En 1974 se trouvait à la tête de Chypre un archevèque orthodoxe, Mgr Makarios. Dans la logique de ces petits pays qui s’inscrivaient dans le "non alignement", Mgr Makarios avait commencé des pourparlers de rapprochement avec l’URSS.
En Grêce se trouvait alors au pouvoir une junte militaire particulièrement féroce et nationaliste, passée à la postérité sous le nom de "dictature des colonels". Ces colonels commencèrent à prononcer des discours appelant à l’ENOSIS (traduction grecque d’Anschluss), c’est à dire l’annexion de l’île par la Grêce.
Des troubles éclatèrent, des intimidations de la population majoritairement turque de l’ïle eurent lieu, par des nervis fascistes locaux à la solde du gouvernement grec. De son côté, l’armée grecque préparait son débarquement.
Le gouvernement de Bülent Ecevit lança l’opération "Atila", occupa la partie nord de l’ïle qui devint la république fantoche que nous connaissons... La Turquie et la Grêce étant deux membres importants que les USA désiraient garder dans son giron, la situation s’enlisa dans le statu-quo que nous connaissons encore aujourd’hui.
La situation pourrait se rêgler si la Grêce acceptait en contrepartie de cêder à la Turquie les quelques îlots stratégiquement positionnés à quelques milles des côtes turques et qui constituent aussi un litige entre les deux pays.
Chypre a effectivement vocation à se réunifier mais charger outrageusement la Turquie en cette affaire n’est pas historiquement correct.
gAZi bORAt