"Cet absurde rapport destiné à l’Espagne"
Pourquoi ce rapport serait-il absurde ? Ce n’est pas parce qu’un rapport fait quelques mécontents, qu’il est loin de la réalité. Et si éloignement il y a, c’est par rapport à une réalité beaucoup pire que ce que peuvent penser ces commissaires de l’ONU ou du Conseil de l’Europe.
En 1939, Franco employait des arguments qui rappellent ceux que des "républicains bien-pensants" brandissent en France encore aujourd’hui : "si on reconnaît le Catalan et le Basque, c’est la porte ouverte au séparatisme", etc... Franco était un fasciste, mais c’était aussi un représentant du lobby colonial ami du lobby colonial français. Et pour cause : répressions au Maroc pendant sa carrière militaire, etc...
En réalité, Franco était surtout un représentant de l’oligarchie terrienne et financière espagnole amie de l’oligarchie britannique. C’est pourquoi il a éliminé les "pro-allemands" de son régime (y compris, son beau-frère, qu’il a mis à la retraite anticipée).
Les réticences envers les langues dites "régionales", des deux côtés des Pyrénées, tiennent en partie à des restes de l’idéologie du lobby colonial et de régimes d’autrefois. Si nous proposons aujourd’hui que la France suive l’ONU et le Conseil de l’Europe, c’est parce ce qu’ils demandent est un véritable "minimum" qui devrait être acceptable pour tous. C’est toujours l’esprit de ce genre de Traités.
Evidemment, la Constitution soviétique avait été beaucoup plus conséquente. Avec Staline au poste de Commissaire aux Nationalités en 1917. La question n’est pas de "réhabiliter" Staline, mais de pouvoir juger sur la base d’éléments précis et bien établis.
Indépendance des Chercheurs