Bien entendu.
Je faisais référence au livre 1984 de Geroge Orwell. Ce livre dépeint une société futuriste où l’homme n’est plus réellement homme. Le monde est gouverné par quelques super-états qui sont tous en guerre froide permanente et qui sont pourtant des copies conformes les uns des autres (la guerre n’étant qu’un prétexte à la manipulation du peuple). Les foules sont gérées par l’etat dans tout leurs actes. La télévision est obligatoire et est équipé de caméra permettant aux animateurs de faire participer et de surveiller les telespectateurs. C’est le monde du fameux Big Brother, chef suprême imaginaire de l’état.
Le fond de mon propos (qui n’est, je vous l’accorde, pas forcément frappant au premier coup d’oeil) est la dangerosité extrême que représente le contrôle de l’éducation des enfants par l’Etat.
Dans le monde de 1984 les enfants vivent en effet toujours chez leurs parents, mais leur éducation est entièrement prise en charge par l’état. Les parents ne possèdent plus le droit d’éduquer leurs enfants, et il est même dans l’ordre normal des choses que les enfants dénoncent les peccadilles des parents à l’état afin d’envoyer ces derniers en camps de réeducation. Rituel étrange qui marque la rentré de l’enfant dans le monde du citoyen de l’etat (les parents en retirent une grande fierté).
Le cas est bien évidemment extrême. Cependant, il convient d’ étudier avec la plus grande précaution tout ce qui touche au contrôle de l’éducation des enfants.
Car il s’agit bien d’influer sur l’éducation des enfants, n’est ce pas ? Lorsqu’on parle de la méthode de la carotte et du baton, on a vite fait de critiquer le baton et d’encenser la carotte. C’est je pense une grave erreur, les deux ayant une efficacité stupéfiante ou inexistante suivant les situations.
Priver par la loi les parents de batons, c’est ne leur laisser que le choix de la carotte. Mais voila, dans la vie, tout n’est pas rose. Il y a bien un jour ou on se prend des coups de batons : des justifiés, et des non justifiés. Que va t il arriver à l’enfant qui n’a jamais reçu de coup de baton lorsqu’il s’en prendra un en pleine figure pour la première fois alors que ses parents seront loin de lui ?
N’oubliez pas, messieurs dames, qu’éduquer un enfant, c’est lui faire découvrir le monde. Si vous ne lui apprenez pas que dans la vie un être humain peut faire du mal à un autre, vous échouez de la plus lamentable façon qui soit. Comment un enfant qui n’a pas conscience du pouvoir de l’homme sur l’homme peut il éprouver le moindre sentiment empathique à l’egard de ses congnénères ? Comment un enfant qui ne connais que la persuasion et la négociation fera t il le jour où il se trouvera nez à nez à la force brutale d’un autre ? ou pire ! que se passera t il si c’est lui qui impose sa force à un autre ?
Autant de réflexions qui font froid dans le dos.
Battre ses enfants relèvent d’un déreglement psychologique. Je considère que frapper un enfant au visage est d’une stupidité navrante. De même, le coup de pied (même au derrière) est un mouvement qui a pour but de blesser, et est donc à proscrire selon moi. Mais priver entièrement les chatiments corporels, c’est condamner à la fois vos enfants à la déprime quand ils découvriront le monde, mais également condamner leurs enfants. Imaginez l’horreur suprême du parent qui n’a jamais eut de fessé, et qui un jour, comme ça, remarque que s’il donne une claque à son fils de 4 ans celui ci s’arrête de pleurer. Que croyez vous qu’il va se passer ? Peut être rien. Peut être un enfant battu. Un vrai. Un qui souffre. Tout ça parce que son père/sa mère n’aura pas passé 2 heures de sa vie à pleurer à cause des fessées qu’il n’a pas reçu.
Je m’oppose donc fortement à ce projet de loi car :
- : contrôler l’education des enfants par l’état, c’est annihiler la diversité de caractère d’une génération. C’est également un pas, certes petit mais un pas tout de même, vers le monde de 1984 où les parents seront terrorisés par leurs enfants. (D’ailleurs, cela ne m’étonnerait pas que ce soit le cas de nombreux défenseurs du "tout sucre pour mon bébé")
- : la fessée est un outil d’éducation nécesasire à l’équilibre moral de l’enfant
- : il faut éduquer les enfants de manière à ce qu’ils soient capables d’affronter le monde sans contraintes, et non pas les faire redouter les chatiments justes et même injustes qui leurs seront infligés. Apprendre à affronter, et non à fuir les problèmes.
Il y a bien d’autres choses à dire, mais je crois que j’en ai au moins terminer pour l’explication de mon précédent commentaire.
24/01 01:47 - emma-aima
Le problème avec ça (« je te frappe parce que tu ne raisonnes pas et qu’il faut bien te (...)
29/01 10:08 - roblin
On peut conseiller sur ce sujet le dernier livre d’Olivier Maurel qui vient de sortir aux (...)
29/01 10:07 - roblin
N’avez vous pas compris que justement, c’est déjà comme dans ce roman, les romans (...)
23/01 15:32 - Blé
1984 nous y sommes. Notre société tient debout grâce à la violence. C’est une violence (...)
09/01 12:24 - Lapa
"Les parents ne sont pas les mieux placés pour éduquer les enfants, " manque de (...)
09/01 11:56 - roblin
Bien sur que les enseignants ont des difficultées, mais pourquoi vouloir toujous accuser (...)
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération