Libéral de gauche ? Je ne voudrais pas répondre à la place de l’auteur, qui en tant que militant politique, a certainement sa propre approche.
Déjà, un libéral n’est ni de gauche, ni de droite (ni au centre non plus). Conservateurs, socialistes et libéraux permettent de décrire le monde politique. C’est un premier point.
Ensuite, il y a des valeurs. On peut être plus sensible à la misère ou à la réussite. En soi, le libéralisme est indifférent aux valeurs. Chaque libéral peut avoir des valeurs différentes d’un autre.
Puis, il y a l’histoire. Il y a un siècle, les libéraux siégeaient à gauche, aujourd’hui à droite.
Puis, encore, il y a le positionnement par rapport à l’état : les anarcho-capitalistes le jugent définitivement illégitime, les minarchistes le veulent réduit aux strictes fonctions régaliennes, les socio-libéraux acceptent qu’il joue un rôle un peu plus important, tout en l’encadrant sévèrement, en évitant notamment les gaspillages les plus flagrants.
Et enfin, il y a l’offre politique, le marché politique : sur ce terrain, il y la place pour une sensibilité sociale, notamment parce que la gauche a définitivement échoué à offrir un modèle viable, ce dont tout le monde, ou presque, s’est aperçu.
Je n’ai certainement pas épuisé la question, mais vous avez déjà quelques éléments de réponse.