• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de alcodu

sur Dieudonné - Faurisson ou l'échec médiatique des constructivistes


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

alcodu 11 janvier 2009 16:17

Bon libéral de gauche, ça veut dire quoi ?

Comme le dit Le Péripate, le libéralisme n’est ni de droite ni de gauche, ni du centre. Le libéralisme c’est le deuxième axe de la vie politique tel que j’ai tenté de le représenter ici. (la nouvelle carte remise à jour est en préparation).

Mais il existe un principe de réalité qui fait que quand on est libéral et qu’on fait de la politique c’est dans le but d’avoir des représentants à l’assemblée.. et qu’il va bien falloir s’asseoir quelque part.
La droite et la gauche ça existe et, pour l’instant, il n’y a pas de projet de construction de mezzanine à l’assemblée.

Sur le plan historique, comme le souligne Le Péripate les libéraux sont passés de la droite à la gauche car ils ont combattu d’abord l’ancien régime et ensuite le communisme, puis le socialisme.
Leur positionnement sur l’axe droite-gauche résulte donc avant tout des adversaires qu’ils ont eu à combattre.

A ce sujet il est important de lever définitivement une ambiguité qu’a fait naître l’ancien parti Démocratie Libérale en France :
Les libéraux ne sont pas et n’ont jamais été la droite de la droite. Ce faux positionnement leur a été attribué par leurs adversaires de la gauche marxisante, cette gauche tellement viscéralement opposée au libéralisme qu’elle ne peut se le représenter que comme une des composantes de la droite extrême.

Ce qui est très dommageable pour le libéralisme, c’est que des conservateurs se sont reconnus dans ce positionnement suggéré par la gauche marxiste et altermondialiste : ce sont les libs-cons, qui ont peu de chose à voir avec des libéraux.

S’il est un premier objectif de gauche libérale c’est bien de dénoncer cet amalgame que les libéraux "’classiques" ne dénoncent pas assez fermement : un lib-con n’est pas un libéral. Et ce ne sont pas les plus farouches adversaires du libéralisme qui doivent déterminer ce qu’est le libéralisme !

Deuxième objectif d’un libéralisme de gauche : recruter des libéraux à gauche. Beaucoup de personnes de gauche seraient sensibles à l’argumentation et à la philosophie libérale si elles n’étaient pas étiquetées "à droite".
Car on peut avoir une sensibilité "de gauche" dans la sphère privée - ce qu’on n’essaye pas d’imposer aux autres au nom d’une morale - et être libéral. Il n’y a aucun obstacle théorique à cela. Si je me sens plutôt en accord avec les valeurs morales de gauche, je récuse toute forme de gouvernement en leur nom. OK pour le prosélytisme de gauche... mais non coercitif.

Excusez moi de re-citer pour le nieme fois la phrase de Popper : Il faut moraliser la politique et non politiser la morale


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès