Selon François Terré, professeur agrégé de philosophie du droit à Paris-II,
« En érigeant le révisionnisme – lequel est aberrant – en infraction pénale, on porte atteinte : a) à la Déclaration de 1789 : "Nul ne doit être inquiété pour ses opinions [...]" b) à la libre recherche scientifique, consacrée par les lois de la République (1), et dont la liberté d’expression est une illustration [...] Face à la proposition Gayssot, le silence infini de presque tous les juristes, de presque tous les historiens, effraie. » (Le Figaro, 29 juin 1990, p. 2)
1. Loi du 26 janvier 1884, art. 3, al. 1 : "Le service public de l’enseignement supérieur est laïc et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique ; il tend à l’objectivité du savoir ; il respecte la diversité des opinions. Il doit garantir à l’enseignement et à la recherche leurs possibilités de libre développement scientifique, créateur et critique." La mécanique du politiquement correct va-t-il si vite que ces mots ne veuillent plus rien dire aujourd’hui ?
Depuis, la majorité des historiens et des juristes se sont réveillés et ont déclaré leur hostilité à cette loi Gayssot.