Pour répondre au collectif ci-dessus, le problème à mon sens n’est pas tant celui de la privatisation, que de la concentration des pouvoirs entre les mains des présidents d’Université, au service d’une obsession de l’évaluation.
Comme toujours, dans une frénésie à dynamiter des structures existantes et à leur subsitituer des brouillons bâclés en un temps record par de mystérieux ’experts’, on veut s’assurer que les enseignants-chercheurs cherchent bien... sans leur offrir les moyens de se faire publier, par exemple.
De plus, aucune concertation. Suivant le fonctionnement désormais prévisible de ce gouvernement , un président touche-à-tout décrète à travers son docile factotum (la langue de bois Pécressienne, s’agissant de son seigneur et maître, a parfois des relents nord-coréens...).
L’esprit fondamental de la réforme toute entière de l’Université peut se résumer en une phrase, prononcée par Madame la Ministre en personne, un président (d’Université... à l’image de la République) porteur d’un Projet (le grand mot incantatoire) doit pouvoir l’appliquer sans entraves. AInsi on réduit les Conseils au strict minimum,en conservant au seul CA un pouvoir quelconque, et on donne aux présidents d’université un pouvoir que bien des patrons dans le privé purraient leur envier. Et pour bien marteler la nouvelle donne, Madame Pécresse ne communique qu’à travers lesdits présidents. Même eux finissent par se rebiffer...