J’aime bien cet article qui décrit trés bien au troisième paragraphe ce qu’est un peuple. Il y a une dimension raciale et temporelle dans un peuple et on ne peut pas appeler peuple n’importe quel rassemblement d’individus sous une même administration publique. Pour moi, le peuple américain n’existe pas, de même que le peuple israélien. Ces deux ensembles sont composés d’éléments beaucoups trop différents pour constituer un peuple. Qu’un accident historique redonne les états du sud des USA au Mexique et vous verrez que des millions "d’américains" seront du jour au lendemain de vrais mexicains. Cessons de jouer sur les mots.
La dimension temporelle est importante. Les pays européens portent le nom des peuples qui les ont consitués et où ils ont pris le pouvoir. La France est le pays des Francs, l’Angleterre celui des Angles et ainsi de suite pour tous les peuples d’Europe qui ont conquis cet espace aux 3°, 4° et 5° siècle. D’ailleurs ces peuples sont tous issus du même germe, d’où le nom de peuples germains. Un peuple qui possède un pays devient une vraie nation, sinon la nation n’est qu’une couverture administrative.
Le problème de l’Israël est qu’il voudrait au 21° siècle parcourir le chemin que nous avons couvert il y a maintenant 15 siècles avec une population qui n’a rien d’homogène. C’est l’échec garanti et on le voit tous les jours.
Un bon test est la vision que les autres ont de nous. Quand je traverse une rue de Caracas, les gens du coin disent "tiens, il y a un français qui va à la boulangerie". La reconnaissance est immédiate par la race, la taille et l’habillement. Ils ne savent pas si j’ai la citoyenenté française. J’appartiens au peuple français lequel n’a pas besoin de carte d’identité pour exister. A l’inverse, si un mexicain naturalisé américain depuis trois génération traverse la même rue, les gens diront qu’un mexicain traverse la rue. C’est là qu’échouent toutes les grosses théories sur la non existence des peuples. Bien évidemment rien n’est définitif et à force d’insister sur le métissage et la perte de notre culture nous finirons par disparaître comme ont disparu les étrusques. Ce serait quand même dommage.