J’ai cité tous ceux (pas nombreux) qui s’étaient indignés (au moment où j’ai fini l’article) du renvoi de Chauprade. En effet, ce groupuscule n’est pas forcément un soutien valorisant pour lui, même si l’analyse qu’il fait de la situation en l’occurrence n’est peut-être pas mauvaise (« Par cette exécution sommaire, ce sont assurément les réserves formulées par Aymeric Chauprade sur le récent Livre blanc de la défense ainsi que ses prises de position alter-européennes et turco-sceptiques que le ministre-censeur a voulu sanctionner (...) au moment même où Nicolas Sarkozy entend réintégrer pleinement la France dans le dispositif OTAN... »).
Fallait-il ne sélectionner que les « bons » soutiens, ceux qui ont une bonne image ? Le choix était si limité... D’où l’urgence que d’autres se manifestent. Cela dit, on ne peut pas reprocher à ceux qui se sont manifestés les premiers (pour dénoncer « la chasse aux sorcières ouverte contre un universitaire dont le seul crime, au pays de Voltaire, est d’avoir fait preuve d’esprit critique ») de l’avoir fait... quels que soient leurs défauts par ailleurs. On peut seulement regretter que d’autres groupes, plus « sympathiques » (notamment à gauche), n’aient toujours rien dit.