L’auteur a raison de rappeler que, en France, la laïcité garantit l’expression ET la critique de toute religion (ou absence de religion), comme n’importe quel corpus (philosophique, politique) ou n’importe quelle opinion. La liberté de conscience et la liberté d’expression ne souffrent aucune exception, sauf les appels à la haine et au meurtre, que le droit condamne. Ces appels à la haine ou au meurtre s’adressent non à ces abstractions que sont les idées et les croyances, mais à des êtres humains, ce en quoi détester, haïr ou abhorrer une religion ne représente pas un délit ni un crime devant la loi. Pas plus que n’est un crime ou un délit l’expression de cette détestation. C’est tout au contraire un droit inaliénable.
San Kukai rappelle fort à propos que le terme "islamophobie" a été utilisé pour la première fois par les mollahs iraniens, et plus précisément dans le but de dénoncer les Iraniennes de gauche, qui avaient soutenu la révolution islamique, refusaient de se voiler et de se soumettre aux préceptes de la charia. "Islamophobes" signifierait donc "mauvaises musulmanes", historiquement !
Quelques années plus tard, ce néologisme accusateur a été remis au goût du jour par des associations islamistes dont les statuts prévoient de "recueillir les informations sur les abus des droits de... Dieu" (sic) !