Houlala, quel bazar ! 
Evitons la philo bizarre, et restons sur la technique.
Un problème de trafic avec le p2p ? Admettons (bien que j’aie un gros doute). Le jour où tout le monde y sera, les FAI offriront le débit dont ils sont capables. Ce n’est pas un problème d’attendre 10mn de plus pour voir un film. Tant qu’on ne fait pas du streaming ou du temps réel.
Mais là où je suis mort de rire, c’est en imaginant l’alternative selon la HADOPI. Ce serait mieux que le p2p que d’avoir des serveurs commerciaux qui uploadent pour toute la population ? Il faudrait déjà une centrale nucléaire de plus pour les alimenter. Et ça créera d’évidents goulets d’étranglement. Le p2p est de loin le principe de diffusion le plus efficace en termes d’utilisation de l’infrastructure. Alors si l’idée qui guide actuellement la MPAA et les FAI, c’est la VoD par serveurs centralisés style youtube, on peut d’ores et déjà prévoir le Titanic.
Pour ce qui est de l’identification de la demande sur le p2p, il n’y a effectivement aucun problème. Les trackers privés ne sont que la conséquence du refus des majors de changer leur modèle. A partir du moment où le p2p devient comme prévisible le mode normal de distribution, tout le monde ira sur les sites officiels. Mais ça n’a rien de nouveau comme idée. C’est ce qu’on s’est efforcé de répéter de 2000 à 2005 pour dissuader la DADVSI. Sans succès.
Il faut attendre la faillite de la MPAA pour que ce sujet puisse être abordé sereinement.
Que la peste emporte la RIAA et la MPAA, les dinosaures qui n’en finissent pas d’agoniser au détriment de tous les créateurs.