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Commentaire de Philou017

sur Mahmoud Ahmadinejad la violence à l'œuvre !


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Philou017 Philou017 17 juin 2009 20:05

Des précisions intéréssantes sur l’intervention extérieure (article de 2005) :

Pour préparer le terrain, des radios financées par les États-Unis appelaient chaque jour au renversement de Saddam Hussein : Radio Free Iraq, Al-Mustaqbal (« l’avenir »), Voice of the Brave Armed, Radio of the Land of Two Rivers… À présent, leur rôle consiste à chanter les vertus des « libérateurs ». Comme dit Harold Pachios, directeur de l’« US Advisory Commission on Public Diplomacy », le service de propagande du Département d’état : « Derrière les engagements militaires au Moyen-Orient, il existe une guerre médiatique dont le champ de bataille est la télévision. »

La télé, parlons-en. Les États-Unis dépensent chaque année plus de 14 millions de dollars pour diffuser vers l’Iran une version persane de « Voice of America ». L’émission ne dure qu’une demi-heure, mêlant des infos pour les grands à un programme destiné aux jeunes, « Next Chapter », qui martèle pourquoi le régime iranien doit être renversé. En 2006, son temps d’antenne devrait passer à trois heures. En attendant, les Iraniens sont invités à se distraire avec Radio Farda. Inaugurée en décembre 2002, cette radio mélangeant propagande et variétoche r’n’b revendique une audience quotidienne de quarante mille auditeurs. «  Nous nous sommes rendu compte à quel point il est important de défendre la démocratie en Iran et, pour cela, de disposer d’une station de radio destinée aux jeunes en général et aux étudiants en particulier », explique son responsable, Norman J. Pattiz. Au Département d’état, la coordinatrice de ce programme de matraquage s’appelle Elizabeth Cheney. C’est la fille de Dick Cheney, ancien PDG d’Halliburton et vice-président des États-Unis. Pour « défendre la démocratie », c’est un bon pedigree. Tout juste repue des pharamineux contrats raflés en Irak, Halliburton vient justement d’annoncer son retrait d’Iran, en vertu d’une loi (« Iran-Libya sanctions act ») interdisant aux entreprises états-uniennes d’investir au pays des mollahs. Une loi que la multinationale avait allègrement contourné pendant neuf ans à l’aide d’une filiale domiciliée aux Caïmans… Halliburton hors d’Iran ? Seulement « pour le moment », nuance Dave Lesar, PDG du groupe, le temps pour les Cheney père et fille de « libérer » le pays…

La suite :

http://cequilfautdetruire.org/spip.php?article603

Mais ca, personne n’en parle. Puisqu’il est tellement évident que l’Amérique est la « voie » de la démocratie contre les méchants barbus.

Pourtant :

- un million de morts en Irak, 4 millions de déplacés, 2 millions d’exilés, un gouvernement fantoche encadré par l’armée américaine et ses escadrons de la mort

- des dizaines de milliers de morts en Afghanistan depuis le début de la guerre, une pauvreté qui s’étend, un pays livré à l’arbitraire et à la culture du pavot, un gouvernement encore plus fantoche qui vit dans des résidences de luxe.

A coté de cela, le bilan de l’Iran est bien maigre. Quelques exécutions discutables dans un pays pas encore sorti d’un certain obscurantisme.

Mais la propagande ca marche. La preuve avec l’Iran aujourd’hui où des tas d’esprits bien-pensants emboitent le pas à l’hystérie des médias.

Pourtant quand il y a des émeutes dans un pays d’Afrique parce que les dictateurs en place ont une nouvelle fois volé les élections, ca fait dix lignes en bas de la page 32.

Mais l’Iran est l’ennemi de l’occident, c’est bien connu...


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