Fin du message précédent, qui n’a pas été correctement transmis :
« Toute dérogation à ces principes élémentaires reviendrait à substituer le droit communautaire au droit républicain, à introduire la reconnaissance par l’état de ce qui relève des choix privés des individus. »
Votre propos est évidemment de critiquer la loi contre l’homophobie (et il me semble que vous avez raison sur ce point) mais on pourrait très bien l’appliquer au mariage actuel : étant pour l’instant réservé aux hétérosexuels, il implique une reconnaissance par l’Etat « de ce qui relève des choix privés des individus ». J’ajouterai que les enfants (que vous mentionnez) ne sont pas forcément impliqués par le mariage. Deux personnes stériles, trop vieilles pour procréer ou tout simplement sans désir d’avoir des enfants ont parfaitement le droit de se marier.... du moment qu’elles sont de sexes différents.
Pour terminer, je trouve votre article un peu confus. Vous critiquez à la fois les revendications de certains homosexuels et la rupture du compromis historique entre la bourgeoisie et les classes populaires. Ces deux sujets sont bien distincts. En revanche, il est vrai que la gauche sociale-libérale est trop contente de monter sur des chevaux de bataille « sociétaux » (défense des femmes, des gays, antiracisme...) pour éviter de parler des sujets sociaux. C’est scandaleux, mais cela ne discrédite pas nécessairement toute forme de lutte contre le sexisme, le racisme ou même.... l’homophobie.
Bien à vous (en tout bien tout honneur, car je suis hétérosexuel).