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Commentaire de Lisa SION 2

sur Et nous serons tous « flexitariens !


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Lisa SION 2 Lisa SION 2 16 juillet 2009 12:07

Salut Eugène,

« Actuellement, 3 % de la population américaine est végétarienne, ce qui représente 5,7 millions d’individus... »

On pourrait être tenté de croire que notre civilisation occidentale vient d’ouvrir les yeux et que sa tendance va influencer le reste du monde alors qu’il n’en est rien. Au contraire, du temps de cet exemple que l’occident représentait aux yeux du monde entier, nous avons exprès privilégié des modes de consommation néfastes jusqu’à ce qu’ils aient enclenché le processus de contamination à l’échelle mondiale. Et maintenant que les habitudes sont prises et que les marchés sont demandeurs, nous affichons l’air innocent nos goûts du jour...Pour ce faire, nous avons lutté dur comme fer contre des idéologies communistes et prônons désormais le Vélib très tendance bobo, nous avons tourné en ridicule pendant trente ans toutes les alternatives écologiques pour mieux que ne s’installent les grands groupes industriels avec notre complicité active. Ce sont eux aujourd’hui qui vont se refaire une étiquette, créant les faillites par OPA, et rachetant ainsi tous les brevets de produits verts qui porteront les noms célèbres du cac 4O.

Etre végétarien dans les années passées c’était se soumettre à la vindicte publique et devoir subir les qualificatifs les plus rétrogrades et ces détracteurs ne parlent plus que de soja, alors qu’il est loin d’être bio

« La consommation de viande régresse en France. » La production également. L’éleveur n’est pas à la mode et subit la pression du lobby agricole par les campagnes néfastes comme la vache folle, les grippes aviaire et porcine, etc... pendant que l’agriculteur est noyé sous les subventions pour pouvoir s’acheter des tracteurs gigantesques presque automatisés et reliés aux satellites pour épandre au gramme près. La campagne actuelle contre les corridas participe aussi à tuer cette tradition séculaire au profit du marché de la viande d’élevage intensif bientôt hormonée.

On ne le dit pas assez, là où l’éleveur traditionnel se doit de protéger le plus possible l’environnement des bêtes qu’il élève afin d’assurer la meilleure qualité et tendresse, avec préservation des haies et des arbres sous lesquels ses bêtes s’abritent aux heures caniculaires, l’agriculteur moderne a besoin de tuer absolument tout ce qu’il ne plante pas lui-même jusqu’au bord même de la route et fabrique un pur désert souvent contaminé et mort. Sa surface d’exploitation est en hausse partout dans le monde et l’espace d’élevage intensif se réduit d’autant puisqu’un hectare suffit à élever cinquante bêtes qui ne voient plus leurs champs fleuris.

Vu la qualité de la viande et des légumes du marché, le mieux est encore de produire ou d’acheter local, parce que se soumettre à l’Orient, c’est courir des risques certains : http://www.aujourdhuilejapon.com/actualites-japon-le-cannibale-japonais-a-toujours-soif-de-celebrite-1998.asp?1=1

Comme tu le dis simplement dans ton ouvrage, « changer » c’est le mot ( clé ) à imprimer dans son subconscient.

Bien à toi Eugène. L.S.


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