Israël reconnaît avoir utilisé du phosphore blanc
Vendredi 31 juillet 2009
Dans un rapport rendu public jeudi, Israël admet pour la première fois
avoir « eu recours à des munitions au phosphore blanc » lors de son
offensive sur Gaza lancée en décembre 2008. Mais l’État hébreu nie
avoir violé le droit international.
Pour la première fois, Israël admet avoir "eu recours à des
munitions contenant du phosphore blanc" durant son offensive à Gaza en
décembre et janvier dernier. Mais l’Etat hébreu dément toutefois avoir
violé le droit international, assurant ne pas avoir usé de telles armes
à l’intérieur de zones d’habitation.
Un rapport rendu public jeudi par le ministère des Affaires étrangères israélien
donne raison, au moins en partie, à plusieurs organisations de défense
des droits de l’Homme comme Amnesty international et Human Rights
Watch. Cette dernière avait accusé l’Etat hébreu, dans un rapport publié en mars et basé sur des témoignages de civils palestiniens, d’avoir
utilisé des munitions contenant du phosphore blanc explosant au contact
de l’air aux abords des zones habitées, contre des bâtiments de l’Unrwa
(l’Office de secours et de travaux des nations unies pour les réfugiés
palestiniens) et sur les frontières entre la bande de Gaza et Israël.
Gaza, l’un des territoires les plus denses en population dans le monde
Israël nie ces accusations et affirme avoir utilisé le phosphore
blanc uniquement comme écran de fumée. Et se défend ainsi d’avoir
transgressé les lois internationales, celles-ci n’interdisant pas
l’usage du phosphore blanc dans ce type de cas. Le Traité de Genève de
1980 considère les munitions à base de phosphore blanc comme des "armes
incendiaires" mais n’interdit pas leur usage comme écran de fumée ou
pour l’éclairage. Néanmoins, le texte stipule que ces armes ne doivent pas être utilisées là où il y a une concentration de civils.