En Impérial : voie connue et tracée in wiki français
Surnommée Badinguette par les opposants à l’empire (en
référence au sobriquet donné au futur empereur suite à sa célèbre
évasion du fort de Ham, avec le concours de Henri Conneau,
déguisé avec la veste de travail d’un maçon de ce nom), ces derniers
prétextent de son âge avancé de vingt-sept ans et de sa beauté qui a
tourné bien des têtes pour lui faire une mauvaise réputation. Victor Hugo ose même écrire : « l’Aigle épouse une cocotte » et une épigramme malveillante et anonyme a couru dans Paris :
« Montijo, plus belle que sage,
De l’empereur comble les vœux :
Ce soir s’il trouve un pucelage,
C’est que la belle en avait deux... ».
D’une beauté éclatante selon les canons de l’époque, elle avait
acquis une grande liberté d’allure, était passionnée et séductrice,
voire provocante, avec retenue.
Maxime du Camp, dans ses souvenirs, écrivit d’elle : « ...Je dirais volontiers : « c’était une écuyère ». Il y avait autour d’elle comme un nuage de cold cream, de patchouli ; superstitieuse, superficielle, ne se déplaisant pas aux grivoiseries,
toujours préoccupée de l’impression qu’elle produisait, essayant des
effets d’épaules et de poitrine, les cheveux teints, le visage fardé, les yeux bordés de noir, les lèvres frottées de rouge, il lui manquait, pour être dans son vrai milieu, la musique du cirque olympique, le petit galop du cheval martingalé, le cerceau que l’on franchit d’un bond et le baiser envoyé aux spectateurs sur le pommeau de la cravache. »
Dans l’ambiance tape-à-l’oeil et nouveau riche de l’époque, ce « chic »
( mot alors juste mis à la mode) dut plaire à Napoléon III. Lui-même,
âgé de quarante-cinq ans et qui avait acquis une réputation de
séducteur, ne pouvait prétendre obtenir une jeune fille issue d’une
grande famille régnante en Europe.
Le couple dut s’assagir, le Prince Impérial naquit en 1856.
il manque plus que le régiment des Zouaves.