C’est marrant qu’il suffise de classer tout les opposants dans la case extrémistes pour que la plupart des gens se mettent à penser que la réforme est bonne et ne cherche pas à s’intéresser au fond du sujet. Ca me rappelle la France du 29 mai 2005, mais on connaît le résultat : la réalité c’était la défiance des citoyens vis-à-vis des institutions auxquels ils n’accordaient que peu de crédit et plus l’establishment martelait sa propagande plus les gens ont été renforcés dans leur conviction. Et bien c’est pareil aux Etats-Unis en ce moment. Les opposants ne sont pas que des conservateurs mais des simples citoyens qui en ont marre de voir Wall Street renfloué, le chomage monté, les Etats faire faillite et couper les services publics et maintenant Obama mettre en place un système où pour soigner plus de gens il a déjà annoncer 950 milliards de coupes dans les dépenses de santé publiques (on peut aussi ajouter les accords secrets passés par Obama avec les compagnies pharmaceutiques, et contre l’intérêt des gens pour qui il dit faire cette réforme)
A titre anecdotique, une citation d’un des journalistes condescendant et fier de lui, qui explique comment les médias ont repris leur schéma propagandiste après avoir dans un premier temps couvert honnetement les protestation dans les town hall meetings :
Chris Weigant Huffington Post (14 aout 09) :
http://www.huffingtonpost.com/chris-weigant/friday-talking-points-89_b_260178.html
« Je pense réellement que certains présentateurs télés
surpayés et bien coiffés ont fini par se réveiller et se sont trouvés
embarrassés d’accorder autant de légitimité à des personnes normalement
classées dans la catégorie des tordus conspirationnistes (voir, par
exemple, les partisans de Lyndon LaRouche). Il y a une règle non écrite
parmi les médias de masse : dès lors qu’un consensus existe pour
qualifier telle personne ou tel groupe de « marginal », la seule chose
qu’ils méritent est le ridicule. Voyez par exemple comment ils ont
traité Dennis Kucinich ou Ron Paul lors de la campagne présidentielle
de l’année dernière.
Mais la semaine dernière, les médias se
sont retrouvés dans l’embarras. Ils ont tant aimé les images « de ceux
qui sont en colère et crient après les membres du Congrès » (et les ont
diffusées sans arrêt) qu’ils se savaient coupables (…) ».