Bonjour,
Dire que “ l’Institut national de veille sanitaire (INVS) a publié deux études qui démontrent l’augmentation du risque de cancers, de leucémies autour de ces installations [les incinérateurs] ” (je cite votre citation de Belpomme) est d’une totale malhonnêteté intellectuelle si on s’arrête là, car l’InVS a bien précisé que son étude portait sur les incinérateurs ayant fonctionné dans les années 70 et 80, et qu’elle ne pouvait être extrapolée aux incinérateurs actuels. En effet, les émissions de dioxines et de métaux lourds des incinérateurs ont baissé d’un facteur supérieur à 10 depuis une quinzaine d’années (de 2 kg/an au total à moins de 10 g au total actuellement pour les dioxines, par exempe). Aujourd’hui, les riverains des incinérateurs n’ont pas plus de dioxines et de métaux lourds dans leur corps que les personnes habitant loin de tout incinérateur. Donc s’il n’y a pas de surimprégnation, comment peut-il y avoir excès de risque ?
A Médy, sur les antennes relais, je conseille la lecture du Canard enchaîné de la semaine dernière (en page 8). Il raconte comment les riverains de deux antennes relais, dans deux régions différentes, s’étaient plaints, après l’installation des antennes, de divers maux (maux de tête, saignement de nez, goût métallique dans la bouche...) et avaient imputé ces maux aux antennes. Seul problème : il a été prouvé que les antennes n’avaient encore émis aucune onde (elles n’étaient pas branchées) !... Ce qui prouve au moins une chose : la simple vue d’une antenne relais peut provoquer des troubles physiologiques divers, même si l’antenne n’émet pas... 
A Krolik, sur le fait de ne pas produire de déchets : essayez ! Vivre, c’est produire des déchets. Même les bactéries en produisent. On peut en produire moins, mais c’est un exercice qui, de mon point de vue, trouvera vite sa limite. Ou alors il faudra rentrer en « décroissance » (ou en récession, comme on voudra). Mais je ne suis pas sûr que beaucoup de monde soit d’accord. Demandons aux Africains, aux Chinois, aux Indiens ou aux Brésiliens s’ils sont prêts à renoncer à la croissance de leur économie et à ce qui va avec (augmentation du « niveau de vie ») ?
Quand on ne produit plus de déchets, c’est qu’on est mort. Et encore, notre cadavre constitue en lui-même un déchet.