Faux !
Il est connu que Sharon a , à une certaine époque ,soutenu financièrement les oeuvres humanitaires du Hamas pour couper l’herbe sous le pied des modérés . Diviser pour régner : tout bête !Je vais rechercher quelques sources...
Pour le reste :
« ... Ce qui se passe aujourd’hui à Gaza est la conséquence
directe de cette approche israélienne qui a consisté à détruire le
gouvernement central palestinien, museler sa capacité militaire,
maintenir Abbas dans un état précaire », explique à l’AFP le professeur
Menahem Klein, spécialiste des relations israélo-palestiniennes. De
fait, les Israéliens refusent depuis plusieurs années le versement de
centaines de millions de dollars en revenus fiscaux éloignés collectés
par Israël et compromettent la libre-circulation des hommes et des
marchandises en Cisjordanie.
Un rapport de la Banque mondiale, publié début mai,
avait mis en cause cette politique de morcellement qui a pratiquement
coupé les échanges économiques et sociaux entre la Cisjordanie et la
bande de Gaza.
« L’anarchie qui règne à Gaza est le résultat direct de l’effondrement
de l’Autorité palestinienne » provoqué par Israël, renchérit Gideon
Lévy, dans le Haaretz. « Le Hamas s’est précipité dans ce vide
caractérisé par la faim et le désespoir », ajoute-t-il.
Pour Menahem Klein, « le chaos à Gaza sert Israël mais
jusqu’à un certain point. Car les Israéliens pensent en termes
tactiques pas stratégiques pour isoler Gaza. Tout cela va nous sauter à
la figure ». Selon lui, « Israël se dirige doucement vers une opération
militaire à Gaza pour finir le processus qu’il croit enclenché :
provoquer l’effondrement du Hamas à Gaza et aider Mahmoud Abbas à y
revenir ». « Mais tant que Abbas n’acceptera pas le principe d’une
force armée au service d’Israël pour faire régner l’ordre dans les
Territoires, les Israéliens ne lui prêteront pas une réelle
assistance. »
Cette démarche fut celle d’Israël au Liban-Sud,
lorsqu’il tenta de maintenir une milice armée sous sa coupe, l’Armée du
Liban-Sud (ALS), ou lorsqu’il fit pression sur la population afin
qu’elle contraigne le Hezbollah à modérer sa politique. Klein est
formel : « Cela n’a pas marché au Liban, cela ne fonctionnera pas à
Gaza. »