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Commentaire de Gabriel

sur Le paradoxe de la révolution


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Gabriel Gabriel 9 novembre 2009 10:45

Quand nos dirigeants s’affranchissent des lois qu’ils nous imposent,

Quand les travailleurs n’arrivent plus à se nourrir décemment ou à se loger,

Quand les restos du cœur augmentent chaque année la distribution de repas,

Quand les tentes se multiplient dans les parcs et le long des canaux,

Quand on construit des prisons et qu’on ferme des écoles,

Quand le nombre de mort de froid par faute de toit est de plus en plus nombreux chaque hiver.

Quand les hôpitaux ferment parce qu’ils ne sont pas rentables,

Quand les chercheurs s’expatrient parce qu’ils n’ont plus de moyens,

Quand nos anciens sont traités comme des animaux dans des maisons de retraites privées,

Quand un dixième de la population vit avec moins de 800€ par mois,

Quand un président fait revoter des lois parce que celles-ci ne lui conviennent pas,

Quand les nominations ne se font plus aux mérites ni aux compétences mais par connaissances,

Quand les agriculteurs, les pêcheurs et les artisans ne peuvent plus vivre de leurs activités,

Quand les travailleurs commencent de plus en plus à se droguer ou à se suicider,

Quand les violeurs et les criminels sont remis en liberté à cause d’un vice de procédure,

Quand un ministre de la république vante ces voyages exotiques et sexuels,

Quand les grands distributeurs écrasent leurs fournisseurs, exploitent leurs employés et trompent leurs clients,

Quand on profane les cimetières, les lieux de cultes et que l’on torture celui qui est différent,

Quand on casse la justice en soudoyant ou en supprimant ses juges,

Quand un sportif ou un saltimbanque gagne le salaire de cinq cent infirmières,

Quand un gouvernement désigne l’étranger comme problème afin de masquer ses incompétences,

Quand des jeunes de moins de 25 ans sont au chômage parce que les anciens ne peuvent pas arrêter de travailler,

Quand on licencie des milliers de personnes dans son pays pour aller exploiter la misère ailleurs,

Quand les banquiers peuvent nationaliser leurs pertes et privatiser leurs bénéfices,

Quand des laboratoires accumulent des milliards pendant que des pays se meurent de maladie

Quand les médecins, les pompiers, les policiers ne sont plus en sécurité quand ils interviennent dans les quartiers,

 Etc, etc, etc…

 Alors peut être, y a-t-il là un terreau fertile à la colère ainsi que de nombreuses conditions réunies pour une imminente révolution.


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