@l’auteur,
Concernant le drapeau, je reconnais bien volontiers ma précipitation. L’image l’ornant m’a fait songer à ces emblèmes utilisés parfois par certains groupuscules pseudo-chrétiens et/ou nationalistes qui se servent bien souvent d’étranges symboles géométriques, quelquefois également agrémentés de runes univoques. L’étoile à huit branches fait partie de ces symboles.
Je viens du reste de me farcir quelques pans significatifs de la conférence, je suis effondré. Je resterai dans les lignes suivantes concentré sur certains points qui me semblent importants.
L’entreprise de Cecil B. Rhodes est certes correctement décrite, notamment sa volonté de relier Le Cap au Caire, ce plan est cependant partie prenante de la colonisation de la fin du 19° siècle. Il faut bien saisir que l’Afrique venait à l’époque d’être réelement découverte grâce notamment à Stanley, Brazza ou encore et un peu plus tôt par Linvingstone. Les aspirations de Rhodes en ces temps là ne relèvent pas d’une mondialisation improbable, contrairement à ce que Pierre Hilarant sous-entend, elles s’inscrivent dans le cadre d’une lutte territoriale dont le théâtre est à la fois en Europe et en Afrique. Rhodes répond par son projet aux projets belges et francais, similaires, d’établissement d’une ligne de chemin de fer d’ouest en est et qui auraient coupé la route entre l’Afrique du Sud et le Soudan britannique. Rhodes décide de fait de couper la route francaise. Ou belge. Il ne s’agit pas d’une « entente mondialiste », comme prétendu en filigranes par Hilare, mais exactement de l’inverse. Le raisonnement qui s’ensuit est donc logiquement absurde.
Enfin, sous-entendre que Wells et Huxley étaient du côté des puissants alors que ces derniers au contraire critiquaient violemment les élites bourgeoises (rappelons qu’Huxley était plus ou moins communiste) dénote une méconnaissance profonde de ces deux personnages... Conférence sans aucun intérêt.
Je n’ai pas le temps ce matin de réagir au reste. Bonne journée,.