@LEON
Vis-à-vis de la présence de crucifix dans les écoles en Italie, j’ai lu aussi des réactions à l’inverse : des partisans d’une laïcité intransigeante ici étrangement bienveillants.. De même les positions des mêmes vis-a-vis des « racines chrétiennes »..
Sur cette question des crucifix italiens, je ne suis pas intervenu.. sachant que ceux-ci me laissent tout autant indifférent que la vision d’un minaret..
Par contre, la représentation parfois infantilisante vis a vis des populations « musulmanes » (je met l’adjectif entre guillemets car il ne signifie que peu de choses, mêlant souvent croyants et incroyants, pratiquants et autres dans un même fourre-tout) et que je pense héritée de la vision coloniale d’autrefois..
C’est l’approche de la question qui est bien souvent celle du PS...
Cette question des minarets est dérangeante car, si cet appendice architectural n’est pas indispensable à la pratique de la religion, l’inscription de l’interdiction de cet accessoire dans une constitution lui accorde d’un seul coup une importance symbolique plus importante qu’au départ.
Je serais résident en Suisse, je me demande si je ne m’amuserait pas à ériger un minaret miniature au milieu de mes nains de jardins et à côté du puit en pneus de camion peints..
Le discours ressassé par l’extrème droite « Ils vont comprendre qu’on ne veut plus d’eux ! » ne pourra que se heurter en face à un « On les emmerde », tout à fait légitime, fédérateur... et pas très productif en matière d’intégration.
Le repli identitaire d’un côté entraîne la même réaction en face, dans une logique qui, si elle convient aux cerveaux limbiques des « bas-du-front » n’a jamais donné de résultats constructifs..
gAZi bORAt