@ L’auteur
Sans doute est-ce intéressant de montrer ces méthodes subtiles de persuasion.
Mais comment expliquer qu’une formule compliquée comme « image subliminale » ait été vite retenue par le grand nombre, alors que les leurres dont il est fait usage quotidiennement, ne le soient pas ?
Par exemple, la campagne de Greenpeace est un bel exemple où trois leurres principaux sont imbriqués :
1- Le symbole qui stylise la représentation d’un objet mais garde une relation de ressemblance avec ce qu’il désigne : des troncs d’arbre présentent des formes diverses ;
2- l’intericonicité qui fait
reconnaître une image ancienne dans une image nouvelle : les troncs
d’arbres font reconnaître des corps nus masculins et féminins ;
3- le leurre d’appel sexuel qui est un appel sexuel simulé servant de produit d’appel pour capter l’attention et vendre un autre produit par échange mental entre « objet du désir » et « désir de l’objet » : ici les corps nus simulés et leur commerce sexuel (lourdement appuyés par la bande-son étotique pour les ignorants) renvoient à la sauvegarde de la nature.
Une solution au problème : le lecteur ne peut admettre être trompé que par une stratégie sophistiquée qui lui échappe d’une manière excusable et non par des leurres simples et quotidiens sauf à passer pour un imbécile. Paul Villach