Puisque je parlais de « fagoter de morale des buts immoraux » analysons le modèle de perversion qu’est cette phrase de l’auteur :
"je tairai certaines extravagances ou coutumes occidentales qui
consistent à ne point soustraire au regard d’autrui ce qu’il nomme une femme, et que j’appelle, moi, un objet. Ou, le cas échéant, une (vulgaire) marchandise."
Tout d’abord, pour la loi occidentale un humain montre son visage que
celui-ci soit féminin ou masculin, et donc la femme ne saurait être
plus « un objet » qu’un homme, tandis que la loi mahométane inique et
sexiste ne propose pas de masquer un homme mais seulement une femme.
Ensuite la loi occidentale considère la femme comme l’égale de l’homme
tandis que la loi mahométane considère la femme comme la moitié d’un
homme.
Enfin la loi occidentale confirme l’égalité entre homme et femme par la
monogamie qui implique un homme pour une femme aussi bien qu’une femme
pour un homme, tandis que loi mahométane permet qu’un homme épouse
plusieurs femmes mais pas l’inverse, ce qui veut dire qu’un homme peut
avoir un troupeau de femmes comme un troupeau de moutons tandis qu’une
femme devra partager son maitre avec une autre femme tout comme un
mouton partage son berger avec un autre mouton.
Voilà donc comment le malandrin d’auteur berne le lecteur, sous le
couvert de libérer la femme de son statut de femme « objet », il
assujettit la femme dans la plus ignoble des tyrannies sexiste.