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Commentaire de Philou017

sur Roselyne devant les juges


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Philou017 Philou017 6 janvier 2010 04:39

sur Wikipédia ;

Roselyne Bachelot-Narquin

Après avoir interrompu ses études de pharmacie, Roselyne Bachelot-Narquin a occupé, avant d’entrer dans la politique au début des années 1980, le poste de déléguée à l’information médicale au sein du laboratoire ICI Pharma de 1969 à 1976[4], puis elle est chargée des relations publiques chez Soguipharm de 1984 à 1989[5],[6]. Son doctorat obtenu en 1988, elle est titulaire d’une pharmacie à Angers de 1984 à 1991, et est membre du conseil d’administration du CHU d’Angers de 1986 à 2004, au titre du conseil.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Roselyne_Bachelot-Narquin

Voyons plus loin, sur cet excellent site :

http://www.fakirpresse.info/articles/319/le-vrai-cv-de-roselyne-bachelot.html

Mais faut vérifier, hein, Wikipédia raconte parfois n’importe quoi...
D’autant que son CV officiel (voir ci-contre la copie d’écran dans « Document »), sur le site du ministère de la Santé, ne cause pas de ça du tout. On apprend plein de choses passionnantes, que « ses deux parents étaient docteurs en chirurgie dentaire », qu’elle a « approfondi ses recherches en spectrophotométrie infrarouge », qu’elle est même balaise sur « l’influence des atomes métalliques sur les liaisons carbone-hydrogène dans les molécules complexes », etc. Mais rien sur les douze années qu’elle aurait – conditionnel de rigueur – passé au service de l’industrie pharmaceutique. Un trou, là.

Et puis, on tombe sur ce document.

C’est son vieux CV, lorsqu’elle était au Parlement européen, en 2004. Tout en haut, juste sous « née le 24 décembre 1946 à Nevers », elle détaille son « activité professionnelle » : «  Déléguée à l’information médicale - laboratoires ICI Pharma - de 1969 à 1976. Chargée des Relations Publiques chez Soguipharm de 1984 à 1989. » C’était une fierté, apparemment, à l’époque : la preuve qu’elle avait travaillé dans la vraie vie. Celle de l’entreprise...
Mais pourquoi, alors, le cacher maintenant ? Pourquoi oublier ces douze années, qui pèsent quand même dans une (brève) carrière ? Pourquoi cette omission, alors que Roselyne Bachelot promet que « la transparence sera la plus totale, suivie scrupuleusement » ? Pourquoi ce silence, alors que la loi oblige les experts à déclarer leurs « conflits d’intérêts » ?

Dimanche 8 novembre. Visiteuse médicale à Bouguenais

En attendant, on contacte le sénateur du Parti de Gauche François Autain (l’oncle de Clémentine). Venant de Loire-Atlantique, comme Roselyne, lui a des vieux souvenirs de « Madame Bachelot » : « Je l’ai rencontrée, mais dans des circonstances qui étaient liées à l’exercice de ma profession et de la sienne : moi j’étais médecin généraliste dans une petite commune de la banlieue nantaise, à Bouguenais, et elle était représentante d’un laboratoire pharmaceutique, Astra Zaneca ; elle m’avait vanté les produit de ce labo et elle m’en avait parlé avec beaucoup de compétence et de chaleur. Je ne suis pas étonné de la voir aujourd’hui assumer de si hautes fonctions parce qu’elle m’avait impressionné par la maîtrise avec laquelle elle connaissait le dossier de ce médicament. »

D’un click de souris, le site pharmactua.com (« l’information en ligne pour les décideurs et les acteurs du monde de la santé ») nous informe que «  Astra Zeneca développe un nouveau vaccin pour le virus H1N1 : 200 millions de doses sous forme de spray nasal, un marché de 2,3 milliards pour le groupe. »

Mardi 17 novembre. Propagandiste des labos

« Chargée des relations publiques, c’est une dénomination des lobbyistes », affirme Roger Lenglet.
Lui a publié Lobbying et Santé.
« C’est un titre qui avait été inventé par Edouard Bernays, un des fondateurs du lobbying, qui disait « on hésitait entre le mot de propagandiste mais ça la foutait mal, donc on a inventé relations publiques », ça consiste simplement à obtenir auprès des élus des positions ou des lois favorables aux intérêts de l’industrie qu’on représente. Donc Roselyne Bachelot a exercé cette activité pour le compte du groupe pharmaceutique Soguipharm, elle a été aussi visiteuse médicale pour d’autres laboratoires pharmaceutiques, elle se retrouve ministre de la Santé. Evidemment, ce n’est pas sain puisqu’on peut avoir toutes sortes de collusion, de complicités, et donc les décisions qui sont prises dans le cadre d’une campagne de vaccination massive, par exemple, peuvent être mise en doute et vont susciter une méfiance. Cette campagne non seulement a été expertisée par des experts qui ne sont pas indépendants, puisqu’ils travaillent pour l’industrie pharmaceutique, donc il y a déjà conflit d’intérêts, mais la ministre elle-même est dans une situation qu’on peut considérer comme douteuse. »

Sacré Roselyne....


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