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Commentaire de remiaufrere

sur Retraites : la CFDT-FGAAC (cheminots) s'oppose à l'allongement de la durée de cotisation


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remiaufrere remiaufrere 31 janvier 2010 21:49

Des informations défaillantes , quelques corrections sur votre propos !

A l’attention de ROLLES ...

Vous indiquez des informations erronées et je crois que dire la vérité serait nécessaire dans ce débat.

C’est d’ailleurs la vérité qui semble effrayer de nombreux décideurs politiques et économiques ainsi que la presse (une partie d’entre elle du moins) qui s’emploie à simplifier et déformer la réalité.

Les cheminots ponctionnent pour leurs retraites les fonds apportés par les travailleurs du privé !

FAUX :
les cheminots payent pour eux-mêmes et l’entreprise SNCF paye plus qu’un employeur du secteur privé. Par contre, c’est une subvention d’équilibre de l’Etat, confirmé et prévu par le règlement européen de 1969, qui permet de régler les pensions qui sont d’un niveau inférieur au secteur privé à durée de cotisations égales.

Une solution globale et absolument identique pour tous les travailleurs doit être mise en place.

OUI et NON !
Les conditions de retraites ont toujours été considérées et présentées par la Direction de la SNCF (et donc par l’actionnaire l’Etat) comme un élément attractif partiquement considéré comme un élément du contrat de travail du cheminot.

Il y a deux à trois décennies, être embauché à la SNCF dans certains métiers, c’était un salaire un peu inférieur au secteur privé. Avec certaines contraintes toujours non acceptées aujourd’hui par de nombreux jeunes.
Je dois vous indiquer que sur une promotion d’agents de conduite (uen « école de conduite ») , il y a environ 3 voire 4 jeunes sur 10 qui arrêtent au cours de la 1ere année. Etre dans l’obligation de travailler tous les jours de la semaine , quelle que soit l’heure, pour 1400-1600 euros mensuels et les contraintes, cela bloque encore beaucoup malgré la situation économique actuel. En outre, la SNCF demande un haut niveau technique pour certains emplois.
Doit-t-on considérer tous les emplois sur un meme pied d’égalité ?

Pourquoi pas !
mais alors il faudra penser aussi à augmenter les salaires de certains métiers cheminots pour les rendre très attractifs.


Elle doit garantir l’équilibre des comptes, la disparition de tous les régimes particuliers, la disparition de toutes les exonérations de cotisations, et le paiement des considérables dettes de l’état.

OUI, mais observons que l’Etat actionnaire a décidé la suppression des emplois SNCF passant de 290 000 en 1982 pour atteindre 159 000 à fin 2009 ! Reconnaissons que les cheminots ne sont strictement pour rien dans cette démographie très défavorable au régime particulier et que la subvention d’équilibre de l’Etat est une compensation lié à ce déficit et non un « cadeau » au cheminots !


L’équilibre sera assuré par la durée de cotisation, le montant des cotisations, et la mise en place d’une échelle de pénibilité.

Il est impossible aujourd’hui pour un agent SNCF partant à 55 ans de toucher une pension pleine puisqu’il n’a pas les 37,5 annuités prévues. De fait, avec l’évolution récente, 3 cheminots sur quatre continue au-delà de l’âge de 55 ans.
 
Et le décret paru il y a deux jours les autorisent à quitter à l’âge de 65 ans mais avec toutes les dificultés liées à un travail de « sécurité » avec maladies professionnelles, accidents du travail (qui existent aussi dans l’industrie privée et certaines sociétés de services bien sûr !). La SNCF n’a pas le monopole de la vieillesse au travail et repousser l’âge de la retraite signifie aussi un recours accrue à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie ainsi que les fonds accidents du travail et maladies professionnelles.
Une belle façon pour l’Etat de faire payer la Sécu sans débourser un centime d’euro...(sans omettre le paiement des dettes de l’Etata à la sécu et l’exonération de costisations patronales décidées par le gouvernement et non intégralement compensées) voir les comptes de l’URSAFF.

La question de la pénibilité a accouché d’une petite souris à la SNCF par faute de moyens et de vraie volonté politique de la part du gouvernement !

sans piocher dans la caisse des autres...

Je vous confirme que les cheminots ne ponctionnent pas les fonds des autres régimes de retraites. Mais grâce aux propositions et projets gouvernementaux, cela va être bien tôt le cas probablement.
Car le gouvernement n’entend pas prendre toutes ses responsabilités en matière de déséquilibre démographique que j’ai souligné et c’est pourtant lui le premier décideur.













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