Avizzz zà mes zéries : ôzourd’hui zé Zzz-free version..zorry...ze zé, zuis relou...bôoo...bahhhh
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A l’auteur :
Vous écrivez : « Pour faire court, disons que j’ai construit mon raisonnement, premièrement sur une autre interprétation des textes, deuxièmement sur une autre interprétation de l’architecture des bâtiments et des sculptures qui s’y trouvent, troisièmement sur une autre interprétation des d’objets dit archéologiques. Voyons comment je justifie les apparentes contradictions qu’on peut me reprocher. »
Il me semble qu’il aurait été plus judicieux pour vous de dire que vous faisiez tout simplement fi de grosso modo tout ce qui dérange votre thèse délirante qui voit des colons cananéo-phénico-punico-chaldéo-sumériens entre la Bourgogne et le Pas de Calais, colons de culture(s) et langue(s) sémitiques nommant dieux et villes d’un monde de culture(s) et langue(s) indoeuropéennes et inspirant des millénaires à l’avance les sculptures d’églises médiévales.
Donc saisi du désir mystérieux de comprendre votre raisonnement et la façon dont vous l’avez construit, quelques questions simples pour vous.
Question : pourquoi donnez-vous à un peuple (ou ensemble de peuples) qu’on peut clairement identifié comme de culture et langue indo-européennes (celtes), une origine proche-orientale de culture sémitique (chaldéens) ?
De quelle manière liez-vous le vocable à racine celtique (donc indoeuropéenne) « keltoï » avec le vocable « kaldaï » dont la racine est elle sémitique ? Et donc comment liez-vous kelt- à kald- ?
Pourquoi éliminez-vous les étymologies possibles ou probables suivantes : Kel-kol, Keleto, *kel- / *(s)kel-, racines celtiques ou proto-indoeuropéennes et préferez-vous voir l’origine des Keltoï indoeuropéens au bord du Golfe Persique, en plein coeur du monde sémitique, la Chaldée historique : mat Kaldi (ou mât Bit Yakin) se situant à l’extrème-sud de la Mésopotamie.
J’avoue ne pas saisir ni votre logique, ni votre raisonnement.
De la même façon, de quelle manière les dits « Kinnesioï » de Gergovie se voient-ils devenir, par la magie d’une approche linguistique plus qu’hasardeuse, les habitants d’un lac galiléen ?
Comment passez-vous de « kinnesioï » à « kinneret » ? comment de kinneret ( nom d’un lac) dont la racine hébraïque (donc langue sémitique) est kinor, soit la racine triconsonnantique knr, arrivez-vous à « kinnesioï » grec et donc résolument indoeuropéen ( au passage la structure originelle knr atout simplement disparu) ?
Le passage d’une langue sémitique à une langue indo-européenne préservant généralement la racine triconsonnantique ( voir 4 racines) originale aprés voyellisation. (exemples : (al) j’b’r’ : algèbre, s’b’t : sabbat, k’b’l : cabale, m’s’h : messie, ect...)
Ensuite, vous écrivez : « En outre, je ne peux expliquer les sculptures de ses chapiteaux que dans le contexte d’un art sumérien, autrement dit chaldéen » :
Entre Sumer ( civilisation/culture couvrant approximativement une période allant du 6ème millénaire au 2ème millénaire avant JC) et les Chaldéens qui entrent en scène vers le 9ème siècle avant JC, il me semble difficile d’assimiler art dit sumérien et art chaldéen…quelques millénaires les séparent…m’est d’avis que c’est assez long pour que l’art évolue un peu, non ?
ensuite, retour aux Cananéens…entre parenthèse, je m’interroge sur les amalgames et les raccourcis faciles que vous faites entre les divers peuples sémites et cultures sémitiques, séparés autant géographiquement que temporellement. (Sumer, Chaldée, Canaan, Phénicie, Carthage…)
donc les Cananéens , vous écrivez : « Or, dans les croyances cananéennes, quelles étaient les deux principales divinités ? Réponse : le soleil, Baal, et la lune, Sin, appelée également Yerah. »
je n’ai pas besoin de vous rappeler que Baal est avant tout un titre ( racine b’l : maître ou seigneur), que chaque cité pouvait avoir un ou plusieurs baal, associer Baal et Soleil sans en préciser plus me semble à nouveau donner dans le raccourci et l’amalgame facile. On ne sait pas de qui vous parler, de quelle cité, de quelle époque…
Je ne vais pas revenir sur l’ensemble de votre article, je voudrais juste m’arrêter à nouveau sur votre approche très particulière de la linguistique et de l’étymologie :
Vous écrivez :
« C’est ainsi qu’on peut s’interroger sur l’origine étymologique du nom de certaines localités : Thérouane (de Théra, père d’Abraham ?), Sarrebourg (de Sarah, sa femme ?) etc. Sachant par ailleurs que Baal est le nom sous lequel les Phéniciens/Cananéens vénéraient le soleil, le rapprochement avec le dieu gaulois Belenus s’impose ; certains érudits l’ont pensé bien avant moi. La ville de Beaune en a tiré son nom. Quant à la ville de Bâle en Suisse, je m’interroge. »
D’un, par quelle logique délirante, en arrivez-vous à tenter de relier Thérouanne et Terah ? quelle connexion autant linguistique qu’historique peut-il bien exister entre le Pas de Calais et un patriarche biblique légendaire ?
Comme en début de commentaire, pourquoi vous interrogez-vous quand une étymologie cohérente pour une ville qui fût capitale d’un peuple celtique et donc de culture indoeuropéenne existe ? en quoi le nom terah ou terach d’origine hébraïque (racine sémitique triconsonnantique trh (pouvant signifier errant ou chèvre sauvage) vous semble-t-il une origine possible alors que la racine celtique tarwos (taureau) complétée par un suffixe en -nna classique existe ?
Et si vous vous interrogez tant, pourquoi aller jusqu’en Mésopotamie, taranis devrait satisfaire vos fantaisies linguistiques tout autant…
Allez une autre sarrebourg …il me semble que pour bourg tout le monde devrait être d’accord, à moins que vous n’y voyez là une référence antique à la très actuelle burka…
Donc passons : sarre , à nouveau comment pouvez-vous considérer Sarah dont la racine est cette fois biconsonnantique s’r’ (idée de commander, d’où sarah=princesse, dame) comme une racine possible alors que le sar pré-celtique (cours d’eau) semble parfaitement logique et cohérent avec le fait que la Sarre soit techniquement parlant un cours d’eau ?
Et si cela ne satisfait pas votre besoin de fantaisie, l’alternative savara construite sur sav (rivière) et aar (eau) existe aussi..
ainsi que sarava, à nouveau sar (cours d’eau) et awa (eau)…Entre le celtique, le préceltique et le protoindoeuropéen, il me semble que le choix existe…permettant cohérence et logique avec les données historiques et la géographie/topographie.
Pour finir Baal et Belenos : vous écrivez : « Sachant par ailleurs que Baal est le nom sous lequel les Phéniciens/Cananéens vénéraient le soleil, le rapprochement avec le dieu gaulois Belenus s’impose… » Non ce rapprochement ne s’impose que si l’on fait fi de la linguistique, de l’histoire, et de l’histoire des religions.
Baal, comme déjà précisé en début de commentaire, est formé de la racine b’l’ et est un terme générique pour toute une variété de divinités masculines voir féminines ( racine devenant alors b’l’t voir b’l’h : ba’alat" ou ba’alah), de plus si je retiens votre allusion à la foudre et références bibliques, il correspond alors au Hadad syrophénicien, dieu non exclusivement solaire. Donc à nouveau de quel Baal parlez-vous ? un baal solaire sera précisé par la racine sémitique sms, šms, smš, ou šmš. Donc l’argument ici linguistique qui vous fait rapprocher baal et belenos en vous référant à l’astre solaire ne tient absolument pas la route : la racine sémitique b’l’ n’évoque aucunement le soleil, les cieux, la brillance, ect…
D’où ma dernière question, pourquoi imaginez-vous une racine sémitique douteuse pour un dieu celtique solaire, alors que pour ce dieu celtique racines celtiques et proto-indoeuropéennes sont non seulement parfaitement cohérentes mais aussi logiques.
Pour belenos, les racines indoeuropéennes et celtiques bel (voir belym) ou *guel existent, qu’on leur associe soit la puissance, soit la brillance, soit la notion de lumière ou d’éclat, il semble somme toute plus cohérent que ce soit elles qui aient permis la formation du nom d’un dieu celtique donc indoeuropéen au sein de peuples eux-mêmes de culture celtique et indoeuropéenne.
Je ferai l’impasse sur les autres fantaisies diverses et variées qui parsèment votre texte, n’en ayant ni le temps ni la volonté.
Cordialement,
28/02 23:36 - samosatensis
Monsieur Mourey n’a toujours pas plus de rapport à la réalité, ni de honte de continuer (...)
22/02 19:33 - Son Ôguste Insanité BADGURU Ier
@antenor Complément d’information : Voilà la datation acceptée et validée pour (...)
22/02 18:35 - Antenor
@ Badguru Nous ne sommes sans doute pas près de nous entendre sur ce sujet tant nos approches (...)
21/02 18:46 - lejardindesdelices
@Vilainguru, Moi zaim bien vos big-commentaires qui rendent passionnant le fil des articles (...)
21/02 11:40 - Son Ôguste Insanité BADGURU Ier
bahhhh...petit mouss’tillant....tant d’indulgencitude me CONbleûhhhh...ze reConné (...)
21/02 11:20 - rocla (haddock)
Oh Maître Ôguste Insanitant et Plus Clément Fulgurant et Gigantesque , En ce jour de dimanche (...)
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